Mirabel, Saint-Jérôme, Lachute, Saint-André-d’Argenteuil et Sainte-Agathe-des-Monts étaient représentées lors de cette activité destinée autant à créer des liens entre les municipalités qu’à les rapprocher d’un cours d’eau qui traverse leur territoire.
Au terme de la compétition, c’est l’équipe de Saint-Jérôme qui s’est imposée. Les équipages étaient principalement composés d’élus et d’employés œuvrant dans les services des loisirs et de l’environnement.
Derrière l’aspect ludique de la journée se trouvait toutefois un objectif plus vaste : ramener progressivement la population vers la rivière du Nord et multiplier les usages autour de celle-ci.
La Fondation Rivières voit d’ailleurs dans les aménagements et initiatives développés autour de la rivière un projet pilote susceptible d’être reproduit ailleurs au Québec. À plus long terme, l’ambition est notamment de permettre davantage d’accès aux berges et d’améliorer suffisamment la qualité de l’eau pour envisager un jour la baignade.
« Une rivière comme la rivière du Nord, si elle était en Europe, elle serait pleine de gens, pleine d’accès. On la valoriserait, on en prendrait soin », a lancé Benoit Girouard, responsable du développement et des partenariats de la Fondation Rivières devant les participants.
Il a rappelé qu’il y a sept ans, une opération citoyenne de nettoyage menée entre Saint-Jérôme et Mirabel avait permis de retirer environ 550 pneus et deux tonnes de déchets sur un seul kilomètre de rivière. Une vieille poupée récupérée à l’époque a même été nommée le « totem de la rivière », symbole du chemin parcouru depuis.
La fréquentation du cours d’eau augmente déjà. La Grande Descente de la rivière du Nord aurait attiré environ 230 personnes à sa première édition, puis 320 l’an dernier, alors que les organisateurs anticipent environ 350 participants cette année.
« Il y a quelque chose qui est en train de se passer, puis votre présence ici en témoigne », a-t-il souligné.
La Fondation estime néanmoins que le potentiel de la rivière demeure largement sous-exploité. Plusieurs écoles primaires et secondaires se trouvent à distance de marche du cours d’eau sans qu’aucune activité ne soit nécessairement organisée en lien avec celui-ci.
Pour ses représentants, l’engagement des municipalités devient donc essentiel afin de provoquer un changement durable.
« Des gens mobilisés, des élus engagés, c’est comme ça que le changement se fait », a rappelé André Bélanger, le directeur général de la Fondation, soulignant que l’expérimentation menée autour de la rivière du Nord pourrait inspirer d’autres communautés.
La course des villes représente ainsi un jalon supplémentaire dans cette volonté de transformer le regard porté sur la rivière : un espace collectif à fréquenter et à protéger.
« Je suis convaincu que dans quelques années, on va se reparler et ce sera peut-être pour se baigner dans la rivière », a conclu le représentant de la Fondation.
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