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Des jeunes veulent mesurer l’écoanxiété dans les Laurentides

Photo courtoisie – Léanne Tremblay et Alexis Lafrance présentent leur sondage sur les préoccupations environnementales des jeunes Laurentiens.

Des jeunes veulent mesurer l’écoanxiété dans les Laurentides

Publié le 09/10/2026

Plutôt que de simplement affirmer que les jeunes sont préoccupés par l’environnement, Léanne Tremblay et Alexis Lafrance veulent savoir à quel point, pourquoi et surtout quelles solutions ils souhaitent voir émerger dans leur milieu.

Les deux élèves de l’Académie Lafontaine ont donc lancé un sondage destiné aux jeunes de 12 à 25 ans des Laurentides, dans l’objectif de faire entendre leur voix lors du Sommet des Laurentides, prévu le 26 octobre.

Le projet vise à dresser un portrait régional des préoccupations environnementales de la jeunesse et à fournir des données qui pourront alimenter les discussions entourant les actions municipales en environnement.

Sur un sentier de montagne, une personne sourit face à l’objectif, avec un lac, des forêts et des reliefs sous ciel dégagé
Photo courtoisie

Aller au-delà des impressions

À l’origine du projet, les deux élèves souhaitaient notamment dépasser les affirmations générales voulant que les jeunes soient préoccupés par les changements climatiques.

« Je pense qu’avant le sondage, on a beaucoup brainstormé sur ce qu’on peut apporter à la perspective environnementale lors de ce sommet-là. Pour nous, c’était vraiment de quantifier les besoins des jeunes et ce qui leur fait le plus peur dans le problème du climat, parce qu’on sait qu’ils sont préoccupés », explique Alexis.

Le questionnaire cherche notamment à connaître le niveau de préoccupation des répondants face à l’environnement et à l’écoanxiété, mais aussi leurs priorités à l’échelle municipale.

« C’est un sondage où on demande aux gens à quel point il faut se préoccuper de leur planète, à quel point ils pensent qu’ils sont éco-anxieux et quelles améliorations ils voudraient faire d’un point de vue municipal », explique Léanne.

Les jeunes sont également invités à se prononcer sur des enjeux comme le transport actif, le transport collectif, la mobilité urbaine, les pistes cyclables, les parcs et les infrastructures vertes.

Un portrait à l’échelle des Laurentides

L’objectif n’est pas de limiter la démarche aux élèves de l’Académie Lafontaine. Les deux jeunes cherchent plutôt à rejoindre le plus grand nombre de répondants possible dans l’ensemble de la région.

Pour y parvenir, ils ont notamment communiqué avec des bibliothèques municipales, des maisons des jeunes et des écoles. À l’Académie Lafontaine, ils souhaitent également faire circuler le questionnaire auprès de toutes les classes de secondaire 1 à 5.

« On essaie d’aller chercher tout le monde des Laurentides », résument-ils.

Donner une place à la parole des jeunes

Au-delà des statistiques recherchées, les deux élèves voient également le sondage comme une occasion pour les jeunes de faire connaître leurs préoccupations.

« Ça permet de rassurer certains jeunes, de pouvoir leur donner la parole pour qu’ils puissent donner leurs idées et leurs préoccupations, et qu’ils puissent se sentir entendus », affirme Léanne.

Alexis estime pour sa part que le simple fait de disposer d’un moyen de s’exprimer peut être significatif pour certains répondants.

« Absolument, ça peut beaucoup calmer l’écoanxiété, savoir qu’il y a un moyen de s’exprimer dans un sondage. C’est sûr que c’est via un ordinateur et qu’il y a un peu moins de contact humain. »

Le questionnaire comporte d’ailleurs une autre possibilité pour les jeunes qui souhaitent pousser leur participation plus loin : témoigner devant une caméra.

Des chiffres, mais aussi des visages

« On voudrait faire une courte vidéo qui rassemble un peu les statistiques du sondage, qui pourraient être partagées en amont et aussi autour du sommet », explique Alexis.

Les résultats du sondage doivent notamment servir à apporter cette perspective jeunesse dans le cadre du Sommet des Laurentides, qui doit réunir des municipalités de la région autour des enjeux environnementaux.

Alexis souligne que cette démarche a été accueillie avec intérêt par les organisateurs. Il rapporte notamment qu’à la suite d’un échange avec Joey Leckman, celui-ci lui aurait indiqué vouloir cette perspective dans le cadre du sommet.

Le sondage jusqu’au 15 octobre

Le temps presse toutefois pour recueillir les réponses. Les deux élèves souhaitent faire circuler le questionnaire jusqu’au 15 octobre afin de pouvoir compiler les données avant le sommet.

Vous avez entre 12 et 25 ans et vivez dans les Laurentides? Léanne et Alexis vous invitent à prendre quelques minutes pour répondre à leur sondage sur les préoccupations environnementales des jeunes. Le questionnaire est accessible en ligne ou scannez le code pour répondre au sondage.