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Photo Mychel Lapointe

Deux scoops

MATHIEU LOCAS

Le 15 mars dernier, Justin Trudeau et François Legault se retrouvaient dans une même salle pour la première fois depuis un an. C’était pour annoncer un investissement commun de 100M$ pour la construction d’une nouvelle usine de batteries électriques pour l’entreprise Lion de Saint-Jérôme. À 10h50, en regardant la conférence de presse en direct, j’envoie un texto à l’hôtel de ville.

-Pourquoi Saint-Jérôme n’est pas au point de presse?

À 11h00, la réponse :

«Restrictions pandémiques obligent».

Bizarre, mais ça s’explique.

En début de semaine dernière, j’apprends que le niveau de nervosité augmente à l’hôtel de ville de Saint-Jérôme. Le «deal» avec Lion n’est pas signé. Pire, l’entreprise Lion pourrait quitter la ville qui l’a vue naître. Elle lorgnerait vers Mirabel. Je crois ma source, mais c’est gros en maudit. Je me mets sur le téléphone. À Mirabel, aucun bruit n’est arrivé aux oreilles d’une source pourtant bien branchée.  Difficile de publier quand tu n’as qu’une source pour un sujet aussi important.

Mercredi dernier, une autre personne au bout du fil me dit :

«Mathieu, as-tu remarqué que dans le communiqué du gouvernement du Québec, il est question de Saint-Jérôme alors que dans celui de Lion, il est question du Québec»?

Vérification faite, c’est le cas.

Dans les heures qui ont suivi, tout a déboulé. Deux sources confirment la nouvelle et vont plus loin en affirmant que ce n’est pas la Ville de Mirabel mais bien Aéroport de Montréal (gestionnaire de Dorval et Mirabel) qui tire la couverture de son bord. On s’entend : ADM est une boîte du gouvernement fédéral. Ce même gouvernement, vous l’avez vu depuis un an, a la capacité d’imprimer de l’argent. Comment voulez-vous qu’une ville fasse le poids devant le fédéral? T’as beau donner un congé de taxes pendant 100 ans, c’est pas la piste en terre de l’aéroport de Bellefeuille qui va faire le poids contre la piste 24 de l’Aéroport de Mirabel.

Peut-on peut blâmer Lion? Pas pantoute. L’entreprise est en pleine expansion, prête à rentrer en bourse et négocie avec de gros joueurs de la planète comme Amazon.

Après avoir volé trop de terres aux agriculteurs de Mirabel, y’a 50 ans, le gouvernement fédéral a-t-il décidé d’utiliser ces espaces non utilisés pour concurrencer des villes de Basses-Laurentides et ainsi leur soutirer des revenus de taxes? La réponse sous peu!

Plainte à venir

Deuxième scoop.

À moins que ce ne soit déjà fait, une plainte va être déposée à la Commission municipale du Québec contre la conseillère Nathalie Lasalle. La raison : elle a manqué au code d’éthique de Saint-Jérôme.

Le 16 février dernier, madame Lasalle a demandé une enquête administrative sur Simon Geraghty pour faire la lumière sur certains de ses agissements. Le problème n’est pas d’avoir demandé une enquête. C’est plutôt d’avoir nommé l’employé en plein conseil municipal. Le nom d’un fonctionnaire ne peut être dévoilé publiquement lorsqu’il fait ou fera l’objet d’une enquête.

La sortie de madame Lasalle n’était pas prévue à l’ordre du jour. Quand elle a pris la parole, les fonctionnaires présents savaient pertinemment qu’elle venait de sauter dans la marmite et que le rond de poêle était à HI.  Malgré cet impair, la direction générale n’a jamais eu l’intention de déposer une plainte contre la conseillère.

Cette situation pourrait-elle compromettre sa prochaine campagne électorale? La réponse est OUI. Le calendrier le dira. Les sanctions de la Commission municipale du Québec ne sont pas aussi sévères que celles du Directeur général des élections. Stéphane Maher est suspendu pour les cinq prochaines années.

Vérification faite auprès de la porte-parole, la sentence la plus sévère de la CMQ a été octroyée en décembre dernier à la mairesse de Chandler pour manquement au code d’éthique de sa municipalité. Elle est rayée de la carte pour 180 jours, donc six mois.

La porte-parole précise aussi que n’importe quel citoyen peut déposer une plainte contre un élu municipal. Une fois la plainte déposée, la CMQ l’analyse et décide s’il y a matière à procéder ou non.

Est-ce que le fait d’avoir nommé publiquement un fonctionnaire en plein conseil municipal a été puni dans le passé? Je n’ai pas épluché la jurisprudence. Parions que certains le feront au cours des prochains jours.

Je demeure disponible à mathieu.locas@hotmail.com

 

 

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