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Direction générale : Des questions demeurent à Saint-Jérôme

Photo courtoisie – Alain Cassista, nouveau directeur général de la Ville de Saint-Jérôme, en compagnie du maire Rémi Barbeau.

Direction générale : Des questions demeurent à Saint-Jérôme

Publié le 09/03/2026

Un mois après les élections municipales de novembre 2025, la Ville de Saint-Jérôme a mis fin au contrat de son directeur général Fernand Boudreault, avant d’annoncer la nomination d’Alain Cassista à sa succession. Une transition rapide qui s’inscrit dans le repositionnement voulu par la nouvelle administration.

Fernand Boudreault avait été nommé en 2021 par l’ex-maire Marc Bourcier, en accord avec les membres du conseil municipal. Son contrat était d’une durée de huit ans.

Dans les semaines suivant l’élection de Rémi Barbeau à la mairie, le nouveau conseil a décidé de mettre fin à son mandat. Tout au long de sa campagne, M. Barbeau affirmait vouloir inscrire Saint-Jérôme dans « une nouvelle ère », avec une vision différente de celle de l’ancienne administration.

La Ville a ensuite lancé un appel de candidatures, diffusé sur les réseaux spécialisés et institutionnels. Le processus s’est conclu le 4 janvier 2026. Le 5 février, la Ville annonçait officiellement la nomination d’Alain Cassista à la direction générale, décision adoptée lors d’une séance extraordinaire tenue la veille.

Un rôle « central »

Pour le maire Barbeau, le poste de directeur général est « un rôle de confiance, de cohérence et de leadership », essentiel pour garantir la qualité des services à la population, la saine gestion des ressources et la capacité de la Ville à relever ses défis.

Selon lui, M. Cassista s’est démarqué par une approche axée sur la collaboration, la performance, la modernisation des pratiques et la mobilisation des équipes. Il voit en lui « la capacité à mobiliser les équipes, briser les silos, instaurer une culture d’excellence et conduire des transformations organisationnelles durables ».

Avant son arrivée à Saint-Jérôme, Alain Cassista occupait le poste de directeur général à Sainte-Anne-des-Plaines depuis 2017. Il avait également siégé comme conseiller municipal de 2009 à 2016.

Sur son compte LinkedIn, il a annoncé son départ en évoquant « un moment où l’on sent qu’une page doit se tourner », parlant d’un mélange de gratitude et de nostalgie.

Le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Jean-René Labelle, a pour sa part qualifié ce départ « d’opportunité de relever un nouveau défi professionnel au sein d’une structure de plus grande envergure ».

Silence sur les coûts

Le départ de Fernand Boudreault survient alors que son contrat devait s’échelonner jusqu’en 2029.

Le Journal a déposé une demande d’accès à l’information afin de connaître le montant de l’indemnité liée à cette fin d’emploi.

Après plusieurs semaines de délais, la Ville de Saint-Jérôme a refusé de divulguer le montant, invoquant les dispositions de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels relatives à la confidentialité des renseignements personnels.

L’ex-directeur général n’a pas souhaité commenter son départ.