- PUBLICITÉ -

Il appartient à la Commission municipale du Québec de trancher la question de l’intersection Lamontagne/Saint-Nicolas. Photo Mychel Lapointe

Dossier Lamontagne/Saint-Nicolas: la CMQ doit maintenant trancher…

Il y aura un gagnant et un perdant quand la Commission municipale du Québec (CMQ) rendra son verdict dans le litigieux dossier de l’intersection Lamontagne/Saint-Nicolas qui oppose Saint-Colomban et Saint-Jérôme.
De part et d’autre, les autorités se disent persuadées d’avoir gain de cause, à la suite des audiences tenues en début de semaine dernière.
Gestion unifiée
Du côté de Saint-Colomban, on souligne avoir demandé «de décréter une entente de gestion unifiée incluant la signalisation pour l’ensemble de l’intersection Saint-Nicolas/Lamontagne et de la côte Saint-Nicolas aux abords de cette intersection, et d’en confier la gestion à la Ville de Saint-Colomban».
«Saint-Colomban a notamment plaidé les nombreux préjudices subis par la Ville et sa population en lien avec la nouvelle configuration de l’intersection. Elle a par ailleurs rappelé la conception même de la rue Lamontagne, soit une artère, conformément au Plan directeur de circulation de Saint-Jérôme. Les procureurs de Saint-Colomban ont en outre démontré l’importance stratégique pour Saint-Colomban de gérer cette intersection qui constitue une porte d’entrée et de sortie majeure de son territoire, alors qu’il s’agit plutôt d’une voie accessoire pour Saint-Jérôme», rapporte-t-on dans un communiqué de presse publié suite aux audiences.
Suite aux plaidoiries, témoignages et faits présentés lors de ces audiences, les autorités de Saint-Colomban disent attendre «avec confiance» le jugement de la CMQ.
Pas d’autres solutions
On s’en doute bien, le son de cloche est différent du côté des autorités de Saint-Jérôme qui s’attendent à un verdict favorable de la part de la CMQ.
C’est d’ailleurs ce qu’a avancé le directeur général Yvan Patenaude. (le maire Stéphane Maher n’étant pas présent aux audiences), lors d’une rencontre avec les représentants de la presse régionale mardi soir dernier.
«Le droit de réglementer la circulation sur le territoire de Saint-Jérôme, il appartient à la Ville de Saint-Jérôme. Uniquement à la Ville de Saint-Jérôme. Il n’y a aucun doute là-dessus», a souligné, d’entrée de jeu M. Patenaude. «Est-ce que la Commission avait une compétence pour venir intervenir là-dedans? On soulève la question (les représentants jérômiens l’ont fait au cours des audiences). La Commission a à répondre.»
En ce sens, on a plaidé, selon ce que rapporte Yvan Patenaude, «si vous prétendez avoir la compétence, vous n’avez qu’un seul choix: c’est de reconnaître que cette intersection doit être gérée par la Ville de Saint-Jérôme. Et uniquement par la Ville de Saint-Jérôme parce que l’objectif, c’est de faire faire transiter les gens qui arrivent de Saint-Colomban et Mirabel rapidement vers l’autoroute. La seule façon et la seule ville qui est capable de le faire, c’est celle qui a tous les pouvoirs sur le long du parcours. Si on veut faire cela, il faut être capable de gérer à la fois l’intersection Lamontagne et Saint-Nicolas et l’intersection Saint-Nicolas et J.-F.-Kennedy. Il n’y a pas d’autres solutions».
Si bien que pour le directeur général: «Si la Commission arrive ailleurs, honnêtement, je me pose des questions.»
On s’attend à ce que la CMQ rende une décision dans, tout au plus, 90 jours.

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top