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Le maire Stéphane Maher. Photo archives Claude Cormier

Dossier Maher-DGEQ: nouvelle remise au 5 décembre

De retour en cour mardi dernier (3 septembre), la cause qui oppose le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, au directeur général des élections (DGEQ) a été remise au 5 décembre prochain.

Mardi dernier, il n’a fallu que quelques minutes pour que l’avocat de M. Maher, Me Robert Brunet, signifie à la cour qu’il a l’intention de demander une cassation des deux accusations.

Rappelons que, selon les avis du DGEQ, le maire Maher aurait tenté d’«influencer une personne au regard de sa candidature».

On sait que les ex-conseillers André Marion et Mario Fauteux disent depuis octobre 2017 s’être fait offrir, par Stéphane Maher, un emploi au sein d’organisations de la MRC de La Rivière-du-Nord, en échange de leur retrait de la campagne électorale.

S’il est reconnu coupable, M. Maher devra démissionner de son poste et ne pourra pas se livrer à des activités partisanes pendant cinq ans.

Stéphane Maher a plaidé non coupable.

Avant le procès

Lors d’une rencontre avec les journalistes après le passage devant la juge Lucie Marier, Me Brunet a indiqué: «nous prétendons que les deux présumées personnes qui auraient fait l’objet de ce dont elles se plaignent ont elles-mêmes fait en sorte que le procès se tienne dans les journaux avant la date du procès».

«Selon nous, le procès a eu lieu dans les journaux, bien avant aujourd’hui», de dire Robert Brunet, faisant sans doute référence à, notamment, la divulgation publique des enregistrements d’une rencontre entre Mario Fauteux et Stéphane Maher dans le bureau de ce dernier.

Juste et équitable

Si bien que la défense demanderait que les accusations auxquelles le maire Maher fait face soient tout simplement retirées.

Dans le cas contraire, considère Me Brunet,«mon client n’aura pas droit à un procès juste et équitable et à une défense pleine et entière dans ce dossier-là».

À une journaliste qui s’informait de l’état d’esprit de Stéphane Maher, son avocat dira «il va très bien. Il est très sûr de la justesse et du bien-fondé de sa conduite. Il n’éprouve aucune inquiétude quant à l’issue du procès».

Me Brunet assure de plus que la requête en cassation «va être signifiée et produite pour le 17 octobre».

Fauteux

En outre, l’allure du processus judiciaire ne semble pas plaire à Mario Fauteux pour qui «de la façon que le procès a commencé et avec la lenteur des procédures, nous nous retrouvons devant la situation que j’avais mentionnée en juillet dernier: le maire Stéphane Maher pourrait un jour être déclaré coupable et inhabile à siéger, tout en ayant pratiquement complété son mandat. C’est pour le moins ironique et plusieurs se demandent si ce n’est pas exactement ce que le maire recherche».

«Après le dépôt de deux constats d’infraction déposés par le DGEQ contre lui, le maire Stéphane Maher a déclaré aux journalistes que c’était faux et qu’il avait des preuves irréfutables. Nous les attendons encore… En lieu et place, il a mandaté son avocat pour qu’il fasse casser les accusations. C’est un comportement pour le moins bizarre, surtout pour quelqu’un qui clame haut et fort son innocence. Encore plus bizarre est le fait que son avocat laisse sous-entendre que les deux victimes du traitement du maire lui ont fait un procès publiquement. J’ose espérer que dans son plaidoyer il inclura les commentaires du maire où il dit à la presse nationale que nos paroles sont des faussetés et des mensonges (9 mai 2019) et bien d’autres paroles du genre depuis 2017», note Mario Fauteux, dans un communiqué de presse acheminé à nos bureaux.

Demande à la ministre

De plus, l’ex-conseiller municipal jérômien dit se questionner: «on est en droit de se demander si le maire de Saint-Jérôme a toute la légitimité morale nécessaire pour administrer la ville; les citoyennes et citoyens peuvent-ils être certains que le maire fasse passer les intérêts de la ville avant les siens? Devant cet état de fait, et tel qu’annoncé en juillet dernier, une demande écrite a été envoyée à la ministre des Affaires municipales, Mme Andrée Laforest, non pas pour qu’elle s’immisce dans le processus judiciaire, mais bien pour lui demander, qu’elle relève le maire de ses fonctions, le temps du procès», écrit-il.

Bérubé

Vendredi,Topo local rapportait que, de passage à Saint-Jérôme jeudi dernier, le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé, considère que la ministre Laforest doit intervenir auprès du maire Maher pour qu’il se retire, le temps des procédures judiciaires.

 

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