icon journal
Jeux du Canada 2031 – Un retour aux sources pour Jocelyn Thibault

Photo courtoisie – Jocelyn Thibault, coprésident du comité de candidature de la région de Mirabel-Laurentides pour l’obtention des Jeux du Canada 2031.

Jeux du Canada 2031 – Un retour aux sources pour Jocelyn Thibault

Publié le 06/09/2026

Bien qu’il réside à Sherbrooke depuis 26 ans maintenant, il était plus que normal pour Jocelyn Thibault, ancien gardien de but pendant 14 saisons pour six équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH), d’accepter la coprésidence du comité de candidature de la région de Mirabel-Laurentides pour l’obtention des Jeux du Canada 2031.

Et pour lui, c’est en quelque sorte un retour aux sources…

Effectivement, Jocelyn Thibault a un attachement particulier pour la région, lui qui est né à Saint-Antoine-des-Laurentides (une ancienne ville devenue un secteur de Saint-Jérôme). Il a aussi résidé pendant cinq ans à Blainville alors qu’il était, à la fin des années 1990, le gardien de but des Canadiens de Montréal.

« J’ai des liens de longue date avec la région des Laurentides ; mes parents y avaient un camping saisonnier à Saint-Hippolyte et j’y ai passé de nombreux étés. Bien que j’aie grandi à Laval, où mes parents ont déménagé quand j’avais 3-4 ans, j’ai passé mes étés de jeunesse dans les Laurentides. Avant mon départ pour l’Estrie, j’étais pas mal un gars des Laurentides. La région occupe toujours une place spéciale dans mon cœur », explique, en entrevue, Jocelyn Thibault qui agit présentement comme consultant pour les programmes de développement de l’excellence auprès de Hockey Québec.

Sur une patinoire, un gardien de hockey adopte une position d’attente pendant un match, sous les lumières de l’aréna
Photo courtoisie – Jocelyn Thibault a évolué pendant 14 saisons dans la LNH, entre autres pour les Nordiques de Québec et les Canadiens de Montréal.

Une occasion à saisir

Ayant lui-même participé à cet événement à titre d’administrateur, lors de la présentation des Jeux du Canada de 2013 à Sherbrooke, mais aussi à titre d’entraîneur de hockey (en 2011, à Halifax) et comme père d’une fille ayant pris part aux compétitions de hockey féminin (en 2019, à Red Deer), Jocelyn Thibault est particulièrement bien placé pour saisir toute l’importance que peuvent avoir les Jeux du Canada pour une région qui les présente et pour un athlète qui s’y rendra.

« Les Jeux du Canada, c’est gros comme événement. Quand c’est l’année du Québec, il faut lever la main, car c’est beaucoup de retombées économiques, beaucoup de visibilité, sans oublier le legs qui est laissé. Quand ça passe, quand tu as la chance de mettre la main là-dessus, il faut que tu t’assoies et que tu regardes cela comme il faut », ajoute celui qui a développé au fil des années une solide expertise en administration sportive, notamment dans le hockey.

Un passage obligatoire vers de hauts niveaux

Jocelyn Thibault mentionne également que les Jeux du Canada sont une occasion privilégiée de découvrir des athlètes de qualité qui brilleront par la suite dans leur sport. « Dans le parcours des athlètes vers les hauts niveaux, les Jeux du Canada, c’est un passage obligatoire. Par exemple, c’est aux Jeux du Canada, à Sherbrooke, que le sprinteur André De Grasse s’est révélé [NDLR : l’athlète alors âgé de 18 ans avait remporté trois médailles d’or, au 100 m, au 200 m et au relais 4 × 100 m, sous les couleurs de l’équipe de l’Ontario], lui qui est devenu un médaillé olympique », souligne le coprésident du comité de candidature de la région de Mirabel-Laurentides.

Comme entraîneur de hockey de l’équipe du Québec, en 2011, il a eu l’occasion de voir évoluer des joueurs comme Jonathan Drouin et Anthony Duclair, mais aussi, pour d’autres provinces canadiennes, Max Domi et Tristan Jarry, qui ont tous joint les rangs de la LNH par après.

Il y a aussi le legs qui s’ensuit. « C’est un legs avec un “L” majuscule. Il est immobilier, mais aussi multidimensionnel en matière de bénévolat et de synergie. À Sherbrooke, nous avions budgété, de mémoire, un legs financier de 1 M$. Nous avons laissé un legs de 2,2 à 2,5 M$ qui est encore utile 13 ans plus tard. Ce sont des sous qui servent au développement sportif de la région », indique celui qui est aussi membre du conseil d’administration de Sport’Aide, un organisme offrant des services d’accompagnement, d’écoute et d’orientation aux divers acteurs du monde du sport, du loisir et du plein air québécois victimes ou témoins de violence.

Et la suite ?

Heureux de pouvoir donner un coup de main à ce moment-ci du processus de sélection, Jocelyn Thibault n’est pas encore sûr s’il compte poursuivre cette implication lorsque la région se verra confirmer officiellement qu’elle présentera ces Jeux du Canada à l’hiver 2031.

« L’important pour moi, c’est de se rendre au bout du processus de mise en candidature. Pour la suite des choses, je ne sais pas. Je suis occupé avec d’autres projets. Nous verrons après la phase de candidature. Cependant, le comité est solide et j’ai confiance que le processus sera positif, que je reste impliqué ou non », mentionne, en guise de conclusion, Jocelyn Thibault.