Selon le maire Rémi Barbeau, le périmètre de sécurité autour de l’église a dû être agrandi après de nouvelles évaluations de l’état de la structure, notamment à la suite de la chute de morceaux du revêtement extérieur.
« Le périmètre de sécurité autour de l’église a dû être élargi à la suite de nouvelles évaluations de l’état du bâtiment, notamment après la chute de morceaux du revêtement extérieur », a expliqué M. Barbeau.
Une étude est actuellement en cours afin de déterminer les prochaines étapes ainsi que les échéanciers. Dans ce contexte, la possibilité d’une démolition accélérée est maintenant envisagée.
« Une démolition plus rapide est envisagée, toujours dans une optique de sécurité pour l’ensemble de la population », a-t-il ajouté.
Une dernière visite possible
Parallèlement, la Ville étudie la possibilité d’organiser une dernière visite officielle de l’église au moment où certains éléments patrimoniaux seront récupérés, notamment les cloches, les vitraux et d’autres objets d’intérêt.
M. Barbeau a reconnu la charge émotive entourant ce dossier, rappelant l’importance historique et symbolique des églises de quartier pour de nombreux citoyens.
« Les églises de quartier sont souvent liées à des moments marquants d’une vie : des mariages, des baptêmes, des rassemblements. Nous en sommes très sensibles », a souligné le maire.
Un projet résidentiel mixte proposé
Au-delà du sort du bâtiment actuel, les réflexions se poursuivent quant à l’avenir du site. Un projet immobilier porté par l’organisme La Hutte — actif depuis plus de 30 ans dans les dossiers liés à l’itinérance et au logement — a été présenté à la Ville.
Le concept proposé prévoit un immeuble mixte de 220 logements, comprenant des unités subventionnées, abordables et régulières. Des locaux seraient également réservés au milieu communautaire ainsi qu’aux services d’accompagnement.
« Dans le contexte actuel de crise du logement, ce type d’initiative répond à des besoins bien réels. C’est pourquoi le conseil municipal va adopter ce soir une résolution d’intention pour appuyer cette démarche », a affirmé M. Barbeau.
Il qualifie d’ailleurs ce projet de structurant pour la communauté, particulièrement en matière d’accès à des logements réellement abordables.
Un bâtiment au parcours particulier
Construite entre 1948 et 1952, l’église Sainte-Paule avait été désacralisée avant d’être acquise par la Ville pour la somme symbolique de 1 $ en 2020. L’objectif était alors de la convertir en lieu communautaire, notamment en y hébergeant un refuge pour personnes en situation d’itinérance, géré par l’organisme Fleur de Macadam.
L’évolution rapide de l’état du bâtiment semble toutefois avoir changé la donne, plaçant désormais la sécurité et la crise du logement au cœur des décisions à venir.

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