La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a lancé un appel à la prudence le 21 mai, ciblant notamment les Laurentides.
Un combustible sec prêt à s’enflammer
Avant l’apparition complète du feuillage, les herbes sèches, les feuilles mortes et les broussailles qui tapissaient encore le sol formaient un combustible particulièrement dangereux. Quelques heures de soleil et un peu de vent suffisaient à assécher la végétation et à faire bondir le niveau de risque.
Dans ce contexte, la SOPFEU disait suivre la situation de très près. Elle anticipait l’éclosion de plusieurs nouveaux feux dans les jours suivants dans les régions touchées, dont l’Outaouais, Lanaudière, les Laurentides, la Montérégie, la Mauricie, le Centre-du-Québec, l’Estrie et Chaudière-Appalaches.
Un appel à la prudence de la part de la SOPFEU signifie que les indices météorologiques prévoient des conditions propices à l’éclosion d’incendies capables de se propager rapidement. Un feu échappé peut alors parcourir de longues distances et menacer autant la forêt que les bâtiments avoisinants.
Le ménage de printemps pouvait attendre
Le beau temps incitait plusieurs résidents à effectuer des travaux d’entretien extérieur et des brûlages de rebuts. La SOPFEU demandait aux résidents d’éviter ces pratiques tant que les conditions demeuraient aussi sèches et de redoubler de vigilance avec toute utilisation du feu à l’extérieur.
Les chiffres de la saison illustraient alors la menace : depuis le début de la période de protection, 136 incendies avaient été allumés au Québec, brûlant 135,7 hectares de forêt en zone de protection intensive. La SOPFEU précisait que 99 % de ces feux étaient imputables à l’activité humaine.
Le système météorologique s’est ensuite déplacé vers l’est, en direction de la Gaspésie et de la Côte-Nord. La population peut consulter les indices de danger en temps réel sur le site sopfeu.qc.ca et joindre la Direction régionale de l’Ouest au 819 449-4271 pour toute information supplémentaire.

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