Il propose notamment d’étendre la loi 101 au cégep et aux enfants d’immigrants temporaires, tout en resserrant certaines exigences linguistiques.
Lors de son annonce du 30 août, son chef, Paul Saint-Pierre Plamondon, a aussi promis d’agir sur la qualité du français à l’école et d’aller plus loin que la loi 96 adoptée sous le gouvernement caquiste.
« Nous sommes devant le pire déclin du français de notre histoire moderne », a lancé le chef péquiste.
Les écoles dans la mire
Le parti fait valoir qu’un nombre croissant d’étudiants ayant effectué leur parcours primaire et secondaire en français se tournent ensuite vers le cégep anglophone, particulièrement dans la région montréalaise.
Selon le PQ, l’application de la loi 101 au cégep permettrait à quelque 9 850 étudiants supplémentaires d’obtenir leur diplôme collégial en français.
Un gouvernement du Parti québécois souhaiterait également accorder une pondération de 10 % à la qualité du français dans les examens de secondaire 5, et ce, dans toutes les matières.
Les enfants d’immigrants temporaires visés
Le parti propose que les enfants d’immigrants temporaires présents au Québec depuis au moins 12 mois soient eux aussi soumis aux règles de fréquentation scolaire en français.
« Ce n’est donc pas normal que les enfants d’immigrants temporaires choisissent l’école en anglais », a déclaré M. Plamondon.
Des exceptions seraient toutefois prévues, notamment pour les enfants de diplomates.
La veille, le parti avait également annoncé vouloir réduire de moitié l’immigration temporaire, avec une cible de diminution de 200 000 à 250 000 personnes, et fixer le seuil d’immigration permanente à 35 000 nouveaux résidents permanents par année.
Québec solidaire rejette l’approche
La candidate de Québec solidaire dans Saint-Jérôme, Orphée Dubé-Gervais, propose une lecture différente de la situation.
« Ce qui est important pour protéger le français, c’est d’investir en éducation et c’est d’investir en culture », affirme-t-elle. « D’essayer de blâmer les enfants, peu importe d’où viennent leurs parents, pour la perte du français, c’est de déplacer le point focal de l’enjeu sur quelque chose qui nous intéresse très peu en termes de solution. »
« Pour protéger notre langue, il faut permettre la vitalisation de ce qui lui permet de vivre », résume-t-elle, en évoquant notamment la culture, le travail et la qualité des services éducatifs.
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