Près de 55 000 dollars ont été amassés, selon Chaîne de vie, organisme de bienfaisance à l’origine de cet événement annuel.
Dans les Laurentides, 58 participants ont gravi le mont Habitant, à Saint-Sauveur, et 2 725 dollars ont été récoltés.
Le Défi Chaîne de vie consiste à gravir une montagne dans différentes régions du Québec afin de soutenir les personnes en attente d’une greffe et le programme éducatif offert dans plusieurs écoles secondaires de la province.
« Quand on est arrivé, on a installé des stands pour donner de la nourriture, donner des tickets pour un tirage. On a commencé à monter la montagne, puis on l’a descendue après. C’était une belle journée », raconte en entrevue Tristan-James Cartier, élève de cinquième secondaire à la Polyvalente de Saint-Jérôme et porte-étendard de la région des Laurentides pour Chaîne de vie.

Au total, 58 personnes ont pris part à l’événement dans les Laurentides, permettant d’amasser 2 725 $ pour la cause du don d’organes.
20 ans d’éducation
Chaîne de vie a été créé il y a 20 ans à Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent. « Entre 2006 et 2014, plusieurs projets pilotes ont été réalisés dans les écoles secondaires pour développer et expérimenter le programme éducatif », souligne Lucie Dumont, présidente fondatrice de Chaîne de vie, qui a pour mission d’éduquer les jeunes de 15 à 17 ans au don d’organes.
Depuis 2014, le programme est offert dans des écoles secondaires de la province. Dans les Laurentides, il est enseigné dans 16 écoles, dont l’Externat Sacré-Coeur, à Rosemère, et le Collège Boisbriand, qui se sont ajoutés au printemps dernier, a confirmé Isabelle Tétreault, coordonnatrice régionale des Laurentides pour Chaîne de vie.
C’est notamment de cette façon que Tristan-James Cartier a découvert l’organisme dans son cours d’anglais, l’an dernier, alors qu’il était en quatrième secondaire.
« On avait des examens et des oraux à faire là-dessus. Le but du programme est surtout de sensibiliser les personnes pouvant signer leur carte pour le don d’organes, à leur faire comprendre l’importance de le faire. La fin de notre programme était de monter le mont Tremblant et d’amasser des dons », raconte-t-il.
Lorsqu’il a gravi le mont Tremblant l’an dernier, Tristan-James a fait la rencontre de Lucie Dumont. « Elle m’a demandé si je voulais devenir porte-étendard pour la région des Laurentides. J’ai dit oui. Mon rôle, en tant que tel, c’était d’être présent et de parler de l’importance du don d’organes », raconte-t-il.
Pour le 20e anniversaire de l’organisme, Mme Dumont souhaite « rejoindre de nouvelles écoles » et « consolider » la présence de Chaîne de vie dans celles où le programme est déjà offert. Un atelier est prévu à la fin janvier 2027 au Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord, à Saint-Jérôme, indique-t-elle.
À la fin de 2025, près de 900 personnes étaient en attente d’un don d’organes au Québec, selon Transplant Québec, l’organisme qui coordonne le don d’organes dans la province. Au Canada, ce nombre s’élevait à 4 344 personnes au 31 décembre 2025, d’après l’Institut canadien d’information sur la santé.

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