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Photo : Iona Mousli

Luc Boulanger : cultiver l’audace des autres

Publié le 28/11/2025

Au Cégep de Saint-Jérôme, un espace unique prend vie : le Quartier général de l’audace — ou QGDA, pour les initiés.

Ce pôle dynamique n’est pas un incubateur au sens classique. C’est un laboratoire d’idées, un carrefour humain, un terrain d’essai pour les étudiants qui souhaitent tester, développer ou faire rayonner une initiative entrepreneuriale.

Structuré en deux volets — Émergence et Découverte — le QGDA offre un accompagnement adapté à chaque étape du parcours. Des bourses comme Audace, des formations, des mentors, une foire annuelle et un environnement profondément humain viennent compléter ce dispositif qui, pour beaucoup, représente un tournant.

Et au cœur de cette structure : Luc Boulanger, conseiller pédagogique et figure bienveillante du milieu collégial.

« J’aime mieux les voir réussir »

Luc connaît le monde entrepreneurial de l’intérieur. Il a déjà tenu sa propre crèmerie, tout en travaillant à temps plein dans un centre local de développement. Son parcours professionnel l’a mené du conseil en démarrage d’entreprise à l’enseignement. Mais c’est dans l’accompagnement qu’il a trouvé son véritable moteur.

« J’ai réalisé que j’aimais mieux aider les étudiants à réaliser leurs rêves que de me lancer moi-même », dit-il, sans hésiter. Ce qu’il cultive ? L’élan. Ce qu’il cherche ? L’éclosion d’une confiance.

Lors de la deuxième édition de la foire entrepreneuriale organisée par le QGDA, Luc observait fièrement les 12 kiosques d’étudiants. « Ce sont des projets qui inspirent d’autres jeunes à oser », dit-il.

L’audace comme compétence

Pour Luc, l’audace n’est pas innée. Elle s’acquiert. Et le QGDA est là pour ça : aider les jeunes à prendre conscience de leur potentiel, à expérimenter sans peur de l’échec.

Tout au long du parcours, les étudiants peuvent compter sur un réseau de mentors, sur des formations pratiques, sur des occasions de présentation comme la foire, et sur un accompagnement individualisé. « Le plus important, c’est de leur permettre de se rencontrer, d’échanger, de s’inspirer », insiste-t-il.

Un modèle à reproduire

Luc voit plus grand. Il rêve que le modèle du QGDA inspire d’autres établissements. « Au Cégep de Saint-Jérôme, 34 % des étudiants ont manifesté de l’intérêt pour l’entrepreneuriat. Je ne pense pas qu’on soit les seuls au Québec », dit-il.

À ses yeux, l’entrepreneuriat ne se résume pas à lancer une entreprise. C’est une posture : apprendre à se connaître, à oser, à faire des choix. Le QGDA n’est donc pas un simple programme : c’est une culture de l’élan qu’il souhaite semer à plus large échelle.

Luc croit à l’effet multiplicateur. Il le voit à travers les anciens du QGDA qui reviennent, les projets qui prennent forme, et surtout, les jeunes qui osent.