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L'hôtel Plouffe. Photo Mychel Lapointe

Million de dollars

MATHIEU LOCAS

 

La présente chronique va tourner autour du million de dollars en passant par le dossier des Pétroliers du Nord, un de ses porte-couleurs, l’Hôtel Plouffe et une exclusivité au centre-ville de Saint-Jérôme.

Impact des Pétroliers

La semaine dernière, j’affirmais que l’épisode de racisme impliquant les Pétroliers du Nord avait coûté plusieurs centaines de milliers de dollars en publicité négative à la Ville de Saint-Jérôme. J’avais estimé que l’histoire avait meublé une vingtaine d’heures de temps d’antenne à la radio et d’une dizaine à la télévision. À 300 $ du 30-secondes (un prix d’ami) pour une publicité télé, j’arrivais à une valeur de diffusion de 360 000 $. Sans avoir fait une grille d’évaluation exhaustive, il faut maintenant évaluer à 20 heures et peut-être même 30 heures la présence du sujet au petit écran. Seulement à la télévision, la facture oscille maintenant entre 720 000 $ et le million de dollars. J’ai aussi questionné un collègue animateur de radio du Saguenay (c’était un joueur de Jonquière qui avait été victime de racisme). Il me disait que le temps d’antenne radio a presque atteint le 20-heures seulement dans cette région. En incluant journaux et Web, pas surprenant que le montant en publicité atteigne maintenant les 2 millions.

Un gentleman

Cet épisode m’a permis d’échanger avec certains lecteurs via Facebook, sur le site Web du journal. Parmi les commentaires, il y a eu celui de Nicolas Corbeil, joueur des Pétroliers du Nord. Un chic type qui n’a certes pas gagné des millions dans sa vie avec le hockey, mais il y évolue avec passion. Choix de troisième ronde de Toronto en 2001, Nicolas a évolué dans des circuits mineurs et roule sa bosse dans la Ligue nord-américaine depuis une douzaine d’années. Malheureusement, il fait partie des victimes collatérales de cet épisode.

Chez Plouffe

Ça faisait plusieurs semaines que ça se tramait, l’Hôtel Plouffe a finalement été vendu. Vous l’avez appris en exclusivité dans Infos Laurentides. Vous avez aussi appris que le coût d’achat est de 1,5 million de dollars. Selon le registre foncier, l’entreprise Bon Appart, de Saint-Jérôme, a donné 400 000 $ comptant et a fait financer le reste par le vendeur, Marc Latour, sur une période de 6 ans. Il s’agit d’un bon prix pour un tel bâtiment. Selon l’acte de vente, «la présente vente est effectuée sans aucune garantie légale ou conventionnelle de qualité concernant les vices cachés, l’état ou la qualité du bâtiment». Quand on accepte cette condition, il y a toujours un risque pour l’acheteur. Par contre, comme le nouveau propriétaire prévoit tout refaire à neuf, le prix et les conditions sont en conséquence. Parlant de refaire à neuf, l’entreprise Bon Appart veut attirer une chaîne de restaurants qui acceptera de s’installer au rez-de-chaussée. Cette rénovation va permettre de faire un pont au centre-ville entre la rue Saint-Georges et la Vieille-Gare.

Hôtel au centre-ville

Pour terminer avec le thème du million de dollars, un projet d’hôtel, en plein centre-ville de Saint-Jérôme, se retrouve quelque part sur un bureau à l’hôtel de ville. Difficile d’en savoir plus, mais il s’agirait d’un projet impliquant une grande chaîne. Est-ce qu’un terrain a été identifié? Impossible de le savoir pour le moment. Spéculons un peu. Il n’y a que deux possibilités: trouver un terrain existant ou acheter quelques résidences, mettre la pelle dedans et construire un bâtiment neuf. Personnellement, si j’étais promoteur, parmi tous les espaces que l’on retrouve autour du centre-ville, j’aurais une attirance pour le terrain du marché public. Forcé d’admettre que le marché n’est qu’une pâle copie de ce qu’il a été dans les années 70-80 et 90. Il y a beaucoup moins de maraîchers et d’achalandage qu’auparavant. La Ville pourrait facilement le relocaliser dans un espace mieux réaménagé et ainsi vendre le terrain à une chaîne d’hôtels.

Je demeure disponible à mathieu.locas@hotmail.com.

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