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«Je prendrai les décisions nécessaires face aux conclusions de ce processus, et cela, dans le meilleur intérêt de mes concitoyens», indique Stéphane Maher. Photo Claude Cormier

Poursuivi par le DGEQ: Stéphane Maher entend se défendre

Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, a reçu il y a une semaine (mardi 7 mai) deux constats d’infraction du Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

La démarche fait suite à une enquête du DGEQ enclenchée dans la foulée de plaintes formulées par les ex-conseillers André Marion et Mario Fauteux qui avaient été écartés de l’Équipe Stéphane Maher à quelques heures de la fin de la mise en candidature (6 octobre) dans le cadre de l’élection de novembre 2017.

Influencer

Selon les avis du DGEQ, le maire Maher aurait tenté d’«influencer une personne au regard de sa candidature».

  1. Marion et Fauteux disent depuis octobre 2017 s’être fait offrir, par M. Maher, un emploi au sein d’organisations de la MRC de La Rivière-du-Nord en échange de leur retrait de la campagne électorale.

S’il est reconnu coupable, Stéphane Maher devra démissionner de son poste et ne pourra pas se livrer à des activités partisanes pendant cinq ans.

Enregistrements

Dans un communiqué publié jeudi dernier par l’Équipe Stéphane Maher – Vision Saint-Jérôme, le maire disait que «ces allégations [de Mario Fauteux et André Marion] sont fausses et mensongères».

Mais vendredi matin, Québecor (via le Journal de Montréal et LCN) divulguait des enregistrements (réalisés à son insu le 6 octobre lors de la rencontre entre Stéphane Maher et Mario Fauteux) qui disaient le contraire.

Décisions nécessaires

En fin d’après-midi, le maire Maher revenait à la charge (par voie de communiqué publié par l’Équipe Stéphane Maher – Vision Saint-Jérôme) pour indiquer que «ces discussions avec le conseiller Mario Fauteux doivent être reprises dans leur contexte, soit un entretien sur l’avenir de monsieur Fauteux, sa vision de notre ville et une nécessaire opération de renouvellement de notre formation politique. Le chef d’un parti politique a le pouvoir discrétionnaire d’approuver ou non des candidatures».

Et Stéphane Maher d’ajouter:

«Dois-je rappeler que ni Mario Fauteux, ni André Marion n’ont obtenu de poste à la Ville de Saint-Jérôme ou à la MRC. Je rappelle donc que j’ai enregistré un plaidoyer de non-culpabilité suite à la réception, le 7 mai dernier, d’un avis d’infraction de la part du Directeur général des élections du Québec. Je suis convaincu que le tribunal comprendra ce contexte et je suis persuadé d’être blanchi de ces accusations… J’offre ma pleine collaboration au DGEQ. Je prendrai les décisions nécessaires face aux conclusions de ce processus, et cela, dans le meilleur intérêt de mes concitoyens.»

En outre, le Journal de Montréalrapportait samedi que, vendredi,«c’était au tour de la Commission municipale du Québec de démarrer une enquête sur les agissements du maire».

La parole du maire

La position de M. Maher a suscité une réaction de M. Fauteux qui exprimait sur son compte Facebook (samedi dernier) que «la décision du maire ressemble étrangement à un homme qui veut user des procédures judiciaires pour compléter son mandat. On pourrait donc se retrouver dans la situation que le maire pourrait être reconnu coupable et inhabile à siéger, tout en ayant complété ses 4 ans au pouvoir. Trouvez-vous cela logique? J’aimerais bien savoir qui paye son avocat. Est-ce la Ville? (Vous les citoyens…) Est-ce le parti? Et si c’est lui, s’engage-t-il à rendre publiques ses factures, afin de bien démontrer que c’est le cas. Par les temps qui courent, c’est assez difficile d’avoir confiance dans la parole du maire à moins d’en avoir les preuves…»

Prochaine assemblée

Il faudra voir si on aura réponse à ces questions mardi prochain (21 mai) alors que se tiendra la prochaine assemblée publique du conseil municipal de Saint-Jérôme.

Par ailleurs, d’ici le verdict final dans ce dossier, les spéculations iront bon train quant aux candidats potentiels à une hypothétique prochaine élection à la mairie de Saint-Jérôme.

Un nom revient régulièrement dans les rumeurs, celui de Marc Bourcier, ancien député de Saint-Jérôme et ancien conseiller municipal, qui a d’ailleurs été aperçu le 16 avril dernier à la séance du conseil jérômien.

Nous avons tenté de joindre M. Bourcier. Il a été impossible d’avoir ses commentaires avant de mettre sous presse.

 

 

 

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