Circulation, sécurité, entretien : les défis s’accumulent, et chaque ville y fait face à sa manière. Saint‑Sauveur, Mont‑Tremblant et Sainte-Agathe-des-Monts offrent trois réalités bien distinctes d’une même saison.
Saint‑Sauveur — La pression frontale du tourisme hivernal
À Saint‑Sauveur, la pression est immédiate. Dès que les pentes ouvrent, le village devient un aimant. Les stationnements débordent, les rues se remplissent et l’entretien doit être constant. L’achalandage se concentre dans un périmètre serré, ce qui accentue les enjeux de fluidité et de cohabitation. Résidents et visiteurs partagent les mêmes espaces, et la municipalité ajuste ses services au rythme des fins de semaine achalandées.
Mont‑Tremblant — Une pression massive et structurante
À Mont‑Tremblant, on change d’échelle. La station internationale attire des milliers de visiteurs en haute saison, créant des flux qui exigent une logistique millimétrée : navettes, circulation interne, gestion des stationnements, coordination des services. L’entretien hivernal devient une opération continue, et la densité de visiteurs impose une vigilance accrue en matière de sécurité. Tremblant illustre la pression hivernale dans toute sa puissance.
Sainte-Agathe-des-Monts — Une pression indirecte, mais bien réelle
Sainte-Agathe-des-Monts vit une réalité plus subtile. La ville n’est pas saturée par un tourisme direct, mais elle absorbe une pression régionale. Carrefour naturel entre les pôles touristiques, elle voit passer un volume important de visiteurs en transit. Cette circulation influence la fluidité, sollicite certains services municipaux et modifie la cohabitation dans les espaces de proximité. La pression y est diffuse, mais constante. Saint‑Agathe joue un rôle pivot dans la dynamique hivernale des Laurentides.
Le regard du ministère du Tourisme
Le ministère du Tourisme rappelle que les communautés de montagne peuvent faire face à des défis économiques, sociaux et environnementaux, surtout lorsqu’elles se sont développées autour d’une seule forme de tourisme. « C’est pourquoi il est important de soutenir le développement d’une offre quatre saisons et de contribuer à améliorer la résilience des communautés », souligne Jean‑Manuel Téotonio, conseiller en communication au ministère du Tourisme. Le Ministère déploie notamment les Plans montagnes, en collaboration avec les associations touristiques régionales et sectorielles, afin de renforcer la vitalité durable des communautés. Des projets ont d’ailleurs été soutenus récemment dans les Laurentides.
Le Ministère rappelle aussi disposer de programmes pour bonifier la capacité d’accueil en hébergement touristique et diversifier l’offre, afin d’aider les municipalités à mieux absorber l’achalandage et à adapter leurs infrastructures aux réalités saisonnières.
Une pression, trois réalités
La pression touristique hivernale façonne différemment les municipalités des Laurentides. Saint‑Sauveur vit une pression directe, Mont‑Tremblant une pression majeure et structurante, tandis que Sainte-Agathe-des-Monts absorbe une pression indirecte liée à son rôle de carrefour. Ensemble, ces réalités rappellent l’importance d’une approche régionale coordonnée pour soutenir un tourisme hivernal dynamique, sécuritaire et durable.

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