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Prime en retard : une dinde pour Santé Québec

Photo STTLSSS-CSN – Action symbolique du STTLSSS-CSN et de l’APTS Laurentides devant les bureaux de Santé Québec pour dénoncer le retard de plus de deux ans dans le versement de la prime d’autogestion des horaires.

Prime en retard : une dinde pour Santé Québec

Publié le 21/10/2026

Plus de deux ans après l’implantation de l’autogestion des horaires dans certains établissements du réseau de la santé, des travailleuses et travailleurs des Laurentides attendent toujours la prime prévue à leur convention collective.

Pour dénoncer ce retard, le STTLSSS-CSN et l’APTS Laurentides ont organisé une action symbolique devant les bureaux régionaux de Santé Québec, le 12 octobre.

Le jour de l’Action de grâce, les deux organisations ont remis une dinde congelée à des représentants de l’employeur. Un militant déguisé en dindon accompagnait la délégation, sous le thème « C’est pas des farces, Santé Québec nous prend pour des dindes ».

Une prime toujours attendue

La prime d’autogestion des horaires est associée à un mode d’organisation du travail qui permet aux équipes de participer à la gestion de leurs horaires. Selon les syndicats, cette pratique peut notamment contribuer à réduire le recours au temps supplémentaire et au temps supplémentaire obligatoire.

Or, malgré l’implantation de cette approche dans d’autres établissements du Québec, les salariés concernés dans les Laurentides attendent toujours le versement de la compensation, déplorent les organisations syndicales.

« Les employés restent sur leur faim. L’autogestion des horaires est implantée depuis plus de deux ans dans d’autres établissements et les bénéfices pour les employés sont bien réels. Pourtant, les salariés attendent toujours la prime qui leur est due. La farce a assez duré », a déclaré Marie-Ève Meilleur, représentante nationale de l’APTS Laurentides.

« Deux ans d’attente pour une prime négociée et prévue à la convention, c’est inacceptable. Santé Québec Laurentides n’a aucun respect ni considération pour ses employés. Ils nous prennent vraiment pour des dindes. Nos membres méritent mieux que des promesses et des délais sans fin », affirme Dominic Presseault, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux-CSN.

Lors de leur action, les représentants syndicaux ont également remis une lettre à l’employeur afin de demander que le dossier soit traité en priorité et que les primes soient versées aux salariés concernés.