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Le Quartier 50+. Photo Mychel Lapointe

Quartier 50+: Saint-Jérôme ne doit pas payer pour les autres

MATHIEU LOCAS

Au cours de la dernière année, vous avez été nombreux à m’écrire pour décrier la nouvelle tarification du Quartier 50+. Pour ceux qui ne connaissent pas le Quartier 50+, il s’agit du bâtiment situé sur le boulevard Jean-Baptiste-Rolland, presque à la frontière de Saint-Jérôme et Saint-Antoine (ancien Eagle Lumber et Bocan). On y retrouve des activités sociales, sportives et culturelles, en plus de conférences et des expositions pour les gens de 50 ans et plus.

Pour y être membres, les Jérômiens doivent payer la somme de 25 $. Ensuite, la tarification varie selon l’activité choisie. L’an dernier, Saint-Jérôme a dit: «Assez, c’est assez!»

Elle a donc imposé un tarif plus élevé aux citoyens des autres villes. Au fil des mois, j’ai dû recevoir une bonne demi-douzaine de courriels décriant la situation. Des citoyens de Sainte-Sophie ou Prévost devaient payer jusqu’à 400 $ pour un abonnement. Certains plantaient le maire de vouloir faire de l’argent sur le dos des utilisateurs alors que d’autres se désolaient de perdre leurs amis.

À chacune des fois, ma réponse était la même: «Le Quartier 50+ est financé par tous les Jérômiens pour une catégorie de Jérômiens. Il est normal que les autres villes paient le gros tarif.»

Au cours des 30 dernières années, j’ai souvent entendu des contribuables de villes limitrophes à Saint-Jérôme se vanter du bas taux de taxation de leur municipalité. Ces mêmes personnes chialaient aussi de devoir payer plus cher que moi lorsque venait le temps de s’inscrire à des activités sportives et culturelles. Dans la vie, on ne peut pas avoir le beurre et la crème. Tu veux payer moins cher de taxes, alors il ne faut pas se plaindre quand la ville centre charge plus cher aux non-résidants. J’y reviendrai dans quelques semaines sur les enjeux de Saint-Jérôme comme ville centre.

Annonce le 29 août

Pour revenir au Quartier 50+, il y a eu des discussions récemment entre le maire Stéphane Maher et la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais. La seule raison du retour en politique de cette dernière est de venir en aide aux aînés. Pas question pour elle de voir des citoyens de son propre comté ne pas pouvoir bénéficier d’activités à un prix raisonnable.

Du côté de Saint-Jérôme, le discours demeure le même: «Pourquoi devrions-nous payer pour les villes qui ne veulent pas mettre la main dans leurs poches pour offrir des services à leurs concitoyens!»

La ministre et Saint-Jérôme ont mis de l’eau dans leur vin pour trouver un terrain d’entente. Le 29 août prochain, il devrait (je dis «devrait», car l’agenda peut changer rapidement) y avoir un point de presse pour faire une annonce commune.

Certaines villes acceptent de payer une partie de la facture. Saint-Jérôme accepte de baisser sa facture. Et le gouvernement du Québec, via le Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides, va compenser en partie la Ville de Saint-Jérôme afin que des gens de 50 ans et plus puissent s’inscrire au Quartier 50+ à un tarif raisonnable.

Quel sera ce tarif? Aucune idée!

Quelles villes acceptent de contribuer? Aucune idée!

En fait, on m’a dit, sourire en coin, qu’il fallait se garder de l’information pour la conférence de presse.

Par contre, je sais une chose, les citoyens de Saint-Jérôme vont continuer de payer 25 $ pour l’inscription.

 

On verra l’annonce, mais voilà une histoire qui se termine bien. Saint-Jérôme a une responsabilité comme ville centre, mais elle n’est pas obligée de payer la traite à tout le monde. Les propriétaires ont décidé de ne pas habiter la grosse ville pour payer moins cher de taxes. Je respecte ça. Par contre, quand vient le temps de piger dans le buffet de services, il est tout à fait normal que le choix soit moins grand.

 

Je demeure disponible à mathieu.locas@hotmail.com.

 

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