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Photo courtoisie – Débat électoral

Les candidates confrontent leurs visions pour Saint-Jérôme

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Photo courtoisie – Débat électoral Les candidates confrontent leurs visions pour Saint-Jérôme

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Photo Phoeby Laplante – Sandrine Michon, candidate pour le Parti québécois.

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Photo Phoeby Laplante – Carla Pierre-Paul, candidate pour la Coalition avenir Québec.

Quatre candidates débattent des enjeux de Saint-Jérôme

Publié le 29/09/2026

Le 24 septembre, à quelques jours des élections provinciales du 5 octobre, quatre candidates de Saint-Jérôme ont croisé le fer lors d’un débat organisé par Infos Laurentides.

Mobilité, santé, services publics, itinérance et représentation régionale ont notamment donné lieu à des échanges parfois serrés entre quatre candidates : Carla Pierre-Paul de la Coalition avenir Québec, Sandrine Michon du Parti québécois, Orphée Dubé-Gervais de Québec solidaire et Myriam Laroche du Parti conservateur du Québec.

La candidate du Parti libéral du Québec, Suzanne Pomerleau, n’a pas pu être présente en raison d’un conflit d’horaire.

Conseillère municipale de 2021 à 2025, Carla Pierre-Paul a notamment mis de l’avant son expérience municipale à Saint-Jérôme.

Sandrine Michon, candidate du Parti québécois, en est à sa deuxième tentative de se faire élire dans Saint-Jérôme, insistant sur son expérience comme éducatrice spécialisée et son travail auprès de la Direction de la protection de la jeunesse.

Pour Orphée Dubé-Gervais, candidate de Québec solidaire et native de Saint-Antoine, la candidature représente notamment une façon de faire entendre les préoccupations liées au logement, à l’alimentation et à la mobilité.

De son côté, Myriam Laroche, candidate conservatrice, a mis de l’avant son expérience dans le réseau de la santé comme infirmière depuis près de 20 ans et infirmière praticienne spécialisée depuis six ans.

Transport collectif : quatre approches

La mobilité a rapidement constitué un premier point de divergence.

Interrogées sur la croissance démographique et la pression exercée sur les infrastructures de Saint-Jérôme, les candidates ont notamment discuté du transport collectif, des investissements routiers et du rôle des municipalités.

« [Il faut] arrêter de penser que la solution, c’est de couper quand les besoins grandissent », a soutenu Mme Dubé-Gervais.

« Il faut travailler pour revoir l’offre », a déclaré Mme Laroche, en évoquant également la densification et la nécessité d’adapter les infrastructures routières.

« Qui de mieux que nos municipalités pour déterminer les besoins qu’elles ont sur leur territoire? », a-t-elle demandé en défendant l’idée d’un fonds dédié au transport collectif.

Carla Pierre-Paul a pour sa part parlé de « rattrapage » en matière d’infrastructures et défendu les investissements réalisés depuis 2018 par le gouvernement de la CAQ.

Santé : l’hôpital ne suffit pas, selon les candidates

La deuxième grande discussion a porté sur la santé et les services publics.

Les quatre candidates ont reconnu l’importance de renforcer la première ligne, mais leurs approches divergent notamment sur le rôle du secteur privé, des CLSC et des professionnels autres que les médecins.

« Il faut parler d’infrastructures, mais aussi de ressources humaines », a affirmé Mme Michon en rappelant qu’une forte majorité des aînés veulent demeurer à domicile pour recevoir leurs soins de santé.

Orphée Dubé-Gervais a félicité le gouvernement pour le financement du projet d’agrandissement de l’hôpital de Saint-Jérôme, tout en soutenant que l’agrandissement ne règlera pas à lui seul les problèmes d’accès aux soins, et s’est montrée critique envers le fonctionnement des GMF.

Myriam Laroche a présenté une position différente, en défendant une plus grande souplesse dans l’organisation des soins et en soutenant que « le privé n’est pas juste mauvais ».

Carla Pierre-Paul a pour sa part mis l’accent sur l’évolution du système de santé et sur l’autonomie des professionnels ainsi que sur le rôle que pourraient jouer les infirmières en première ligne.

L’itinérance au cœur des préoccupations

L’itinérance a constitué un autre moment important du débat, alors que Saint-Jérôme fait face depuis plusieurs années à une présence accrue de personnes en situation d’itinérance.

Sandrine Michon a qualifié le phénomène de « fléau social » et soutenu que le gouvernement doit davantage soutenir les municipalités et les organismes qui interviennent auprès des personnes sans domicile. Elle a réitéré l’engagement du PQ de financer 20 000 logements sociaux pour soutenir la réinsertion des personnes itinérantes.

Carla Pierre-Paul a rappelé son expérience municipale et les nombreuses organisations qu’elle dit avoir rencontrées à Saint-Jérôme.

« L’itinérance, c’est écouter. Ce n’est pas un sujet qui est nouveau », a-t-elle affirmé en insistant sur les difficultés économiques qui peuvent mener des personnes à perdre leur logement.

Pour Orphée Dubé-Gervais, il faut éviter de réduire l’itinérance à un problème individuel.

« J’ai envie de parler de l’itinérance pas comme un problème, mais comme des personnes. Chaque personne a un nom dans la rue. Ils ont toute une histoire », a-t-elle déclaré.

Myriam Laroche a, quant à elle, mis l’accent sur les services sociaux et la nécessité de réduire la bureaucratie qui, selon elle, complique le travail des organismes communautaires.

Représenter Saint-Jérôme à Québec

En fin de débat, les candidates ont été appelées à expliquer comment elles défendraient les intérêts de Saint-Jérôme à l’Assemblée nationale lorsque ceux-ci pourraient entrer en contradiction avec les orientations de leur formation politique.

Orphée Dubé-Gervais a notamment défendu une réforme du mode de scrutin afin de mieux représenter les réalités régionales.

Sandrine Michon a répondu vouloir être une voix pour les enjeux locaux, notamment le logement, l’itinérance, les services sociaux, les CPE et la vitalisation du centre-ville.

Carla Pierre-Paul a insisté sur son expérience municipale et sur sa volonté de travailler avec les différents intervenants.

Myriam Laroche a elle aussi insisté sur son désir de représenter la circonscription et de défendre les enjeux régionaux, tout en rappelant l’importance de l’exercice démocratique.

Les quatre candidates ont finalement invité les électeurs à s’informer et à exercer leur droit de vote le 5 octobre.

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