Invité à prendre la parole, le député de Laurier-Dorion, Andrés Fontecilla, a insisté sur l’importance du travail de proximité dans le contexte politique actuel.
« Le Québec n’a jamais eu autant besoin d’un Québec solidaire, de sa vision et de son apport à la société québécoise », a-t-il affirmé.
Des candidatures axées sur les enjeux sociaux
Première à s’adresser à l’auditoire, Julie B. Savard, candidate dans Labelle, a présenté une démarche centrée sur la justice sociale et les réalités des Hautes-Laurentides. Militante engagée au sein du comité de coordination de Deux-Montagnes, elle souhaite porter les préoccupations liées au coût de la vie, au logement et à l’insécurité alimentaire.
« On a le droit de vivre dans la dignité. Une population qui comprend les enjeux est une population qui peut les transformer », a-t-elle déclaré.
Dans Saint-Jérôme, Orphée Dubé Gervais a mis de l’avant son parcours en droit, en études féministes et dans le milieu communautaire. Selon elle, la lutte contre la pauvreté passe notamment par des mesures touchant le revenu et le logement.
« La meilleure manière de contrer la crise du logement, c’est de prévenir la pauvreté extrême », a-t-elle affirmé.
La candidate a aussi défendu une approche féministe qu’elle souhaite inclusive des différentes réalités vécues par les femmes et les personnes en situation de précarité.
Groulx et Mirabel
La candidate de Groulx, Marie-Noëlle Aubertin, n’était pas présente lors de l’événement, mais a été officiellement présentée aux participants. Professeure de littérature au Collège Lionel-Groulx, elle s’intéresse notamment aux questions environnementales, à la protection du patrimoine, à la petite enfance et aux enjeux féministes.
Candidate lors de l’élection de 2022, elle avait récolté 18 % des voix dans la circonscription.
Dans Mirabel, Marjolaine Goudreau sollicite pour une quatrième fois l’appui des électeurs. Forte de plus de 30 ans d’expérience en intervention sociale, elle a axé son intervention sur la défense des services publics et les conséquences des transformations du réseau de la santé et des services sociaux.
Elle a également abordé le projet de train à grande vitesse et ses impacts potentiels sur le milieu agricole.
« On attaque les gens qui nous nourrissent », a-t-elle lancé.
Selon elle, le développement du territoire doit tenir compte de la réalité des familles agricoles et de la préservation des terres cultivées.
L’économie sociale au cœur du discours de Ducharme
Seul candidat à l’investiture dans Deux-Montagnes, Guillaume Ducharme a présenté un parcours partagé entre le réseau de la santé, l’administration publique et le milieu communautaire.
Après avoir travaillé pendant 15 ans dans différents établissements, notamment en qualité des services et en sécurité des patients, il dit vouloir défendre la justice sociale, l’égalité et les droits de la personne.
Son intervention a mis l’accent sur le rôle de l’économie sociale pour répondre à certains besoins de la population ainsi que sur l’engagement citoyen.
« Il faut, le plus possible, engager l’art pour la justice sociale et pour l’humanité », a-t-il déclaré.
Une organisation qui prépare le terrain
La rencontre a également permis à Québec solidaire de démontrer l’avancement de son organisation dans les Laurentides, où des candidats ont déjà été présentés dans plusieurs circonscriptions. La nouvelle circonscription de Bellefeuille doit notamment tenir son investiture au cours des prochains mois.
Les responsables du parti ont rappelé l’importance du porte-à-porte et des rencontres directes avec les électeurs. Andrés Fontecilla estime que cette proximité demeure déterminante dans une campagne.
« Les gens peuvent voter pour toutes sortes de raisons, des fois c’est parce qu’on s’est occupé d’eux », a-t-il souligné.
Le député a également rappelé plusieurs dossiers défendus par son caucus à l’Assemblée nationale.

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