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Photo tirée d'une vidéo gracieuseté de Vincent Pimparé.

Les bâtisses ont été démolies par mesure de prévention. Photo Mychel Lapointe
Photo Mychel Lapointe

La Maison Langwell et deux autres bâtiments détruits par le feu: commotion au centre-ville

Un incendie s’est déclaré dans un bâtiment du centre-ville de Saint-Jérôme en début de soirée vendredi.

Le feu a détruit la Maison Langwell (mieux connue comme la Maison Millaire), une des plus vieilles maisons de Saint-Jérôme, construite en 1838, de même que les commerces voisins, Coco Crêpes et Chaussures R.Théorêt.

Sous enquête

La cause de l’incendie n’est pas encore connue. L’enquête, d’abord, confiée au Service de police de Saint-Jérôme, a, par la suite, été transférée à l’unité des crimes majeurs de la Sûreté du Québec.

Soulignons, tout de même qu’il y a quelques jours, le Coco Crêpes avait été victime d’un méfait.

«Vandalisme au Coco Crêpes… Feu allumé par une personne sur le côté de la bâtisse. Merci de tout coeur aux pompiers de St-Jérôme d’avoir réagi rapidement… Le pire a été évité! Dégâts, mais rien de trop grave»écrivait-on sur la page Facebook du restaurant le 2 janvier dernier, avec photos à l’appui.

Pompiers blessés

Une quarantaine de pompiers ont été nécessaires pour venir à bout du sinistre de vendredi. Les pompiers jérômiens ont pu compter sur la collaboration de leurs collègues de Prévost, Saint-Hippolyte et Saint-Colomban. Trois pompiers ont subi des blessures légères au cours de l’intervention qui s’est terminé aux environs de 22h30.

Voir la vidéo. à la fin du texte, que nous a fait parvenir Vincent Pimparé.

Bâtiments démolis

Dans les heures qui ont suivi la fin de l’incendie, les trois bâtisses ont été démolies, par mesure de prévention.

Si bien que, samedi matin, c’était la désolation dans le secteur.

«Rare témoin»

Pour les dirigeants d’Histoire et Archives Laurentides (HAL, anciennement la Société d’histoire de la Rivière-du-Nord), la disparition de la Maison Langwell (construite en 1838 par Robert Langwell, marchand d’origine écossaise qui a aussi construit, dans les années 1850, le moulin à farine situé tout près, sur la rue St-Faustin) représente une perte importante.
«HAL l’avait dans sa mire depuis longtemps, (même depuis toujours!) puisque c’était un rare témoin des toutes premières années de Saint-Jérôme, fondée en 1834. Nous nous inquiétions bien sûr de son avenir, comme c’est d’ailleurs aussi le cas pour d’autres immeubles d’intérêt patrimonial, tels que l’ancien Hôtel Plouffe et la maison qui abritait le siège social de la papeterie Rolland» souligne le président Henri Prévost.

Par contre, considère-t-il, la triste fin du bâtiment ne représente pas nécessairement une surprise en soi.

«Malheureusement, c’est un aboutissement qui était presque prévisible, surtout dans le contexte où l’immeuble était inutilisé. C’est trop souvent ce qu’il advient de ce genre de bâtiments patrimoniaux quand ils sont ainsi laissés à l’abandon. Je sais que le maire s’en préoccupait lui aussi».

«Puisque la structure du bâtiment était en pierre, on aurait pu penser qu’elle aurait résisté aux flammes, ce qui aurait peut-être permis une reconstruction mettant de l’avant sa valeur patrimoniale. C’est d’ailleurs ce qui avait été fait pour le moulin de la rue Saint-Faustin, qui avait été incendié au début des années 1980 mais qui a pu être sauvé et restauré. Est-ce que la même chose aurait été possible avec la maison Langwell? Je l’ignore. Mais, de toute évidence, les autorités ont jugé qu’il n’était plus sécuritaire puisque tous les vestiges ont été démolis le soir même».

Et M.Prévost d’ajouter: «HAL déplore en outre la disparition, dans cet incendie, du magasin Chaussures Théorêt, probablement le plus ancien commerce du centre-ville toujours en exploitation et qui a servi plusieurs générations de Jérômiens. Il faut souhaiter que les propriétaires actuels, une fois le choc passé, réussiront à poursuivre la tradition!»

 

 

 

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