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Saint-Jérôme protège près de 6 millions de pi² de milieux naturels

Photo Ville de Saint-Jérôme – L’acquisition par la Ville de Saint‑Jérôme de près de six millions de pieds carrés de milieux naturels dans le secteur du parc naturel du Lac‑Jérôme permettra de doubler la superficie du parc et de porter à près de 24 millions de pieds carrés les espaces naturels accessibles à la population.

Saint-Jérôme protège près de 6 millions de pi² de milieux naturels

Publié le 30/10/2026

La Ville de Saint-Jérôme fait l’acquisition de près de six millions de pieds carrés de milieux naturels dans le secteur du parc naturel du Lac-Jérôme, mettant ainsi à l’abri un vaste territoire qui était destiné à un développement résidentiel.

L’opération, officialisée par la signature des actes notariés, s’inscrit dans une entente d’échange foncier avec le promoteur de l’Écoquartier et soulève un enjeu central pour la municipalité : concilier la croissance résidentielle avec la préservation des espaces naturels.

En échange de terrains municipaux totalisant 219 000 pieds carrés, dont plusieurs espaces asphaltés au centre-ville, la Ville obtient un territoire naturel près de 27 fois plus vaste. Adoptée en 2025, l’entente vise à la fois à consolider la protection de milieux jugés importants sur le plan écologique et à favoriser le redéveloppement de secteurs déjà urbanisés.

Un parc naturel appelé à doubler de superficie

Selon les données de la Ville, cette acquisition permettra de doubler la superficie du parc naturel du Lac-Jérôme et de renforcer un noyau de conservation au sein du réseau municipal d’espaces naturels.

En tenant compte des terrains déjà protégés, la superficie des espaces naturels accessibles à la population atteindra près de 24 millions de pieds carrés. La Ville compare cette étendue à 274 terrains de football.

« Cette acquisition représente l’un des gains environnementaux les plus importants de l’histoire récente de Saint-Jérôme. Grâce à cet échange, nous protégeons aujourd’hui un territoire naturel majeur pour les générations futures tout en poursuivant notre vision d’un centre-ville dynamique et habité », a déclaré le maire de Saint-Jérôme, Rémi Barbeau.

Depuis l’adoption de l’entente, l’administration municipale affirme avoir apporté des ajustements afin de renforcer les mesures de protection. Ceux-ci comprennent notamment la préservation d’un secteur naturel près de la route 158, une protection accrue d’un milieu humide et un encadrement plus poussé des conditions de développement applicables aux terrains concernés.

Le développement recentré au centre-ville

La transaction repose sur une orientation d’aménagement qui consiste à privilégier la densification des secteurs déjà urbanisés plutôt que l’expansion de la ville vers les milieux naturels.

Les terrains municipaux cédés dans le cadre de l’échange pourront accueillir, au cours des prochaines années, des projets résidentiels et commerciaux conformes aux orientations du Plan d’urbanisme et de mobilité durable.

« La vision du conseil vise à concentrer le développement résidentiel dans les secteurs déjà urbanisés afin de favoriser la revitalisation du centre-ville, d’augmenter l’offre d’habitation, de limiter l’étalement urbain et de protéger de vastes milieux naturels, dont certains à haute valeur écologique », a indiqué Rémi Barbeau.

Le redéveloppement du centre-ville devra également tenir compte des besoins en stationnement. Le maire précise que les futurs projets devront maintenir une offre adaptée aux besoins de la population, des commerçants et des visiteurs.

L’échange foncier permet donc à la municipalité de poursuivre deux objectifs : préserver un territoire naturel étendu et libérer des terrains pour de futurs projets dans un secteur déjà desservi par les infrastructures urbaines.

Des travaux malgré le statut de protection

La protection du territoire n’exclura toutefois pas certaines interventions. Des travaux de forage sont prévus d’ici la fin de l’année afin de préparer un éventuel raccordement des réseaux d’aqueduc et d’égout entre les quartiers Montmartre et Saint-Antoine.

Les interventions doivent se dérouler dans un corridor délimité à l’intérieur du secteur protégé. Selon l’administration municipale, plusieurs scénarios ont été évalués pour réduire les conséquences sur l’environnement. Les recommandations retenues visent notamment à limiter les superficies à déboiser et les interventions dans les milieux humides et hydriques.

Après les travaux, le corridor devrait être aménagé en sentier, créant notamment un lien entre le parc naturel du Lac-Jérôme et le parc Jean-Guy-Décarie. La Ville présente cette approche comme un moyen d’améliorer l’accès au secteur tout en maintenant ses objectifs de conservation à long terme.

L’acquisition constitue une étape importante pour la protection des milieux naturels à Saint-Jérôme. La suite dépendra notamment de la mise en œuvre des mesures annoncées, de l’encadrement des travaux nécessaires aux infrastructures et de la manière dont la municipalité conciliera l’accès à ces espaces avec leur préservation.