Selon le maire de Saint-Jérôme, Rémi Barbeau, cette prise de position vise à souligner les répercussions concrètes des récentes décisions gouvernementales. « Nous posons ce geste, parce que les décisions prises dans ce programme ont des impacts directs sur notre milieu, nos entreprises, nos services et notre capacité de développement, affirme Rémi Barbeau, maire de Saint-Jérôme.
Une question d’équité et de cohérence
Après avoir été interpellé un mois plus tôt par Line Chaloux, directrice du Coffret, le conseil municipal a décidé de supporter la contestation en estimant que les modifications apportées aux programmes d’immigration soulèvent des enjeux d’équité, de cohérence et d’humanité à l’encontre des personnes inscrites au PEQ. Bien que des ajustements aient été annoncés dans le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), la Ville juge ces mesures insuffisantes pour compenser les effets de l’abolition du PEQ.
« Nous faisons face à une pénurie de main-d’œuvre qui touche l’ensemble des régions ainsi que plusieurs secteurs essentiels, notamment la santé et l’éducation, soutient M. Barbeau. Les changements apportés au programme diminuent la prévisibilité du programme pour les employeurs et fragilisent le parcours de travailleurs déjà intégrés ».
Le conseil municipal demande au gouvernement du Québec la mise en place d’une clause de droits acquis pour les personnes touchées par l’abolition du PEQ, des mesures transitoires claires et flexibles afin de permettre aux entreprises de conserver les travailleurs en poste et d’en recruter lorsque les besoins sont critiques, le rétablissement du processus de traitement simplifié, des solutions adaptées aux réalités des PME québécoises.
Le conseil municipal de Saint-Jérôme et l’UMQ invitent la population, les élues et élus ainsi que l’ensemble des organisations à porter le cœur bleu en soutien aux personnes immigrantes.

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