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Photo Iona Mousli

Saint-Jérôme – Rémi Barbeau refuse de banaliser les commentaires haineux

Publié le 19/05/2026

Suite à la sortie de Cedrik Verreault, attaché politique du maire de Québec, Bruno Marchand, victime de commentaires homophobes sur les réseaux sociaux il y a deux semaines, le maire de Saint-Jérôme, Rémi Barbeau, a choisi d’exprimer publiquement son appui dans une publication Facebook dénonçant l’intolérance.

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai, le maire jérômien a accepté de revenir sur cette prise de parole.

« C’est dommage qu’on vive encore ces enjeux-là d’homophobie, de misogynie et de transphobie », affirme-t-il, tout en rappelant que les statistiques démontrent une hausse des propos haineux, notamment sur les réseaux sociaux.

Selon lui, les plateformes numériques ont contribué à banaliser certains comportements.

« Les gens s’en permettent davantage derrière un écran que ce qu’ils feraient en personne », soutient-il.

Le maire reconnaît lui-même avoir reçu des commentaires insultants après sa publication d’appui envers Cedrik Verreault.

« J’ai eu des commentaires du genre “gros fif” sous ma publication », raconte-t-il.

Malgré cela, Rémi Barbeau continue de privilégier une approche qu’il qualifie de transparente dans ses fonctions publiques, tout en protégeant davantage sa vie personnelle.

« Je suis très transparent dans mon rôle de maire, mais je fais attention à ce que je montre de ma vie privée », explique-t-il, évoquant notamment la protection de ses proches.

Le maire souligne également que sa récente prise de parole a amené certaines personnes à découvrir publiquement son homosexualité.

« Plusieurs l’ont appris à ce moment-là. Mais il n’y a personne qui était scandalisé. Si ça peut aider à banaliser la chose ou inspirer quelqu’un, tant mieux. »

Du côté municipal, Saint-Jérôme entend poursuivre certaines initiatives symboliques liées à l’inclusion, notamment l’installation du drapeau LGBT inclusif et le maintien des traverses piétonnes arc-en-ciel, des mesures qui continuent de susciter des réactions chaque année.

« Le message est simple : il y a des gens différents, ils existent, et ils doivent pouvoir vivre ici sans se sentir mal d’exister », conclut-il.

Pour visionner l’entrevue, rendez-vous sur l’application mobile gratuite d’Infos Laurentides.