Elle met notamment de l’avant les ententes avec les médecins, les investissements hospitaliers, le soutien aux proches aidants et la lutte contre l’itinérance, estimant avoir maintenu le cap malgré les bouleversements ministériels de la fin du mandat.
« On a eu une fin de session hyper active », résume-t-elle.
Une ascension rapide au sein du gouvernement
Arrivée en politique en 2022 après une longue carrière dans le réseau de la santé et des services sociaux, Sonia Bélanger dit avoir été surprise par la rapidité de son parcours au sein du Conseil des ministres.
Au cours des quatre dernières années, la députée de Prévost a occupé plusieurs responsabilités, notamment comme ministre de l’Habitation pendant quelques mois, ministre des Services sociaux, ministre responsable des Aînés et à titre de ministre responsable des Laurentides, avant d’être nommée ministre de la Santé en décembre 2025.
« Quand on fait de la politique, on fait partie d’un parti. On ne fait pas de la politique pour soi. (…) Le premier ministre m’a appelée et m’a dit : “J’ai besoin de toi.” Donc, je suis revenue », raconte-t-elle.
La fin du mandat a également été marquée par plusieurs remaniements ministériels, un contexte auquel Sonia Bélanger a dû s’adapter.
« Je ne m’attendais pas au départ de Christian Dubé, avoue-t-elle. Je l’ai appris à la télévision. (…) J’ai vécu une année de départs de mes deux collègues, mais j’ai gardé le cap sur ce que je devais réaliser ».
L’accès à la première ligne comme priorité
Parmi les réalisations dont elle se dit la plus fière figure l’accès à un médecin de famille ou à une équipe de première ligne pour plus de 500 000 Québécois.
« En date du 6 juin, on est à 618 368 personnes. On a dépassé la cible. »
Selon la ministre, la prochaine étape consiste à améliorer l’accès aux rendez-vous, notamment à déployer davantage d’infirmières praticiennes spécialisées (IPS).
Des investissements majeurs dans les Laurentides
Sonia Bélanger soutient également que les Laurentides ont bénéficié d’investissements significatifs au cours du mandat, notamment dans les cinq maisons des aînés inaugurées dans la région et les hôpitaux de Saint-Eustache, de Saint-Jérôme et de Mont-Laurier.
« On a 550 millions de dollars pour l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, l’appel d’offres est terminé, on devrait avoir de bonnes nouvelles très bientôt pour commencer les travaux, affirme-t-elle. Pour Mont-Laurier, le chantier est en préparation ».
Interrogée sur l’absence d’investissements majeurs à l’hôpital de Saint-Agathe, Sonia Bélanger reconnaît les attentes du milieu.
« On ne pouvait pas donner à tous les hôpitaux en même temps. On a choisi Saint-Eustache, Saint-Jérôme et Mont-Laurier selon les priorités, mais la porte demeure ouverte pour d’autres projets. »
Elle met également en avant le nouveau plan d’action 2026-2031 destiné aux proches aidants, doté de 393,4 millions de dollars.
« 96 % des mesures vont directement sur le terrain », insiste-t-elle.
Elle assure que les organismes communautaires recevront une part importante du financement.
« Ça va permettre plus de répit : quelques heures à domicile, des journées en centre de jour ou même plusieurs semaines d’hébergement temporaire, souligne-t-elle. Être proche aidant, c’est difficile. Prendre une marche, aller voir des amis ou partir quelques jours en sachant que la personne qu’on aime est en sécurité, ça fait une énorme différence. »
À l’approche des prochaines élections, Sonia Bélanger affirme vouloir solliciter un nouveau mandat auprès des électeurs de Prévost.
« J’ai occupé des fonctions importantes et j’ai été présente sur le terrain. C’était important pour moi d’être auprès des organismes, des clubs sociaux et des citoyens. »
Malgré les critiques formulées à l’égard du réseau de la santé, la ministre demeure convaincue que le gouvernement a tenu ses engagements.

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