Selon M. Germain, le gouvernement avait laissé entendre que le programme serait implanté dans les mois suivant l’élection de 2022. Or, rien ne s’est concrétisé depuis.
Déjà en vigueur dans certaines provinces canadiennes, comme l’Alberta et la Nouvelle-Écosse, ainsi que dans plusieurs États américains, le programme vise à accélérer la transition énergétique résidentielle en facilitant l’accès aux rénovations écoénergétiques.
« Ça prendra au Québec un grand projet énergétique, mais surtout une multitude de petits projets qui permettront de progresser. »
Des municipalités limitées
Pour Paul Germain, le dossier illustre les limites des municipalités en matière de lutte contre les changements climatiques. Si la Loi 81 leur confère davantage de responsabilités, elles demeurent tributaires des décisions prises par Québec.
Le maire estime que le gouvernement ne lui a pas fourni de réponse satisfaisante quant à l’avenir du programme et s’interroge sur sa volonté réelle d’accélérer la transition énergétique.
« Souvent, on entend que la lutte pour l’environnement, c’est une opinion politique. Je ne suis pas d’accord : c’est une réalité que l’on ne peut ignorer aujourd’hui. »
S’il reconnaît certaines avancées observées ailleurs dans le monde, Paul Germain juge que le Québec ne doit pas s’endormir sur ses lauriers en matière d’environnement et doit multiplier les mesures concrètes afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et soutenir les citoyens qui souhaitent entreprendre des rénovations écoénergétiques.
Pour le maire de Prévost, le programme PACE représente justement un outil susceptible d’accélérer cette transition.

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