Les travaux sont déjà amorcés au 325, rue du Docteur-Charles-Léonard, à Saint-Jérôme, dans la troisième phase du Complexe médical des Laurentides.
Situé à proximité de l’Hôpital de Saint-Jérôme et du GMF-U Dre Andrée-Gagnon, le nouveau campus accueillera sa première cohorte en médecine dès l’automne 2026.
D’une superficie d’environ 930 m², les installations comprendront des salles de cours pouvant accueillir jusqu’à 50 personnes chacune, cinq salles d’apprentissage par problèmes, une salle d’étude, un pôle administratif, une salle de repos et, éventuellement, un laboratoire d’encadrement pour la pharmacie.
Il s’agira du deuxième campus délocalisé de la Faculté de médecine de l’UdeM. Il y a 21 ans, l’université innovait en inaugurant un campus en Mauricie, devenant pionnière au Québec. Aujourd’hui, forte de cette expérience, elle amorce une nouvelle étape avec les Laurentides — et y ajoute la formation en pharmacie, une première au Canada dans un campus médical décentralisé.
Une nomination stratégique
Dans la foulée, le doyen a annoncé la nomination de la Dre Jessica Perreault Bishop à titre de directrice du campus des Laurentides pour la formation en médecine. Médecin de famille au GMF-U Dre Andrée-Gagnon et directrice de l’enseignement médical au CISSS des Laurentides, elle participera dès maintenant à l’élaboration du projet.
« C’est sûr que je réagis avec vraiment une grande fierté, non seulement comme ancienne élève graduée de médecine à l’Université de Montréal, mais aussi comme médecin de famille de la région. Représenter l’Université de Montréal et les Laurentides, c’est une très grande fierté », confie-t-elle.
Le doyen souligne son profil rassembleur : « Par son engagement, son humanité et son leadership, la Dre Jessica Perreault Bishop possède toutes les qualités pour assurer la réalisation du campus des Laurentides. »
Former en région pour retenir en région
La région des Laurentides affiche une croissance démographique de 7,3 %, entre 2021 et 2026, supérieure à la moyenne québécoise. Une pression supplémentaire sur un réseau déjà fragilisé par la pénurie de médecins de famille et de pharmaciens.
Pour la Dre Perreault Bishop, la solution passe par la formation locale. « Les milieux urbains étaient saturés, affirme-t-elle. On s’est tournés vers les Laurentides et on a pris le défi en main. Les médecins ont répondu présents. » Elle insiste également sur le désir de retenir les étudiants dans les Laurentides, sur la base de la fierté régionale.
« Quand on est formé en région, on veut rester en région : j’en suis la preuve ».
On rétentionne peut-être 70 à 80 % de nos étudiants, soit ils vont rester dans notre clinique, soit ils vont aller dans les cliniques aux alentours. Ça va augmenter cette immense communauté-là », commente-t-elle, à propos de la région des Laurentides.
Le déploiement se fera par différentes étapes. Dès l’automne 2026, il y aura l’arrivée de 24 étudiantes et étudiants en médecine, qui seront suivis d’une première cohorte de 30 étudiantes et étudiants en pharmacie, en 2027. L’objectif est d’atteindre une cinquantaine de personnes par programme. Toutefois, il faut voir comment les cohortes évolueront dans le programme.
Un projet à long terme
À plus long terme, le campus pourrait être intégré à la phase 2 du plan de modernisation de l’Hôpital de Saint-Jérôme. Un projet qui s’échelonnera sur la prochaine décennie. « Il faut créer un environnement qui favorise l’enseignement, dans un milieu magnifique. Les Laurentides, c’est une communauté. Les médecins se connaissent, collaborent. Je pense que ça va être un succès. »
Sur les relations avec le réseau collégial, l’arrivée d’un nouveau programme, accueillie positivement par le Cégep de Saint-Jérôme, même si aucune collaboration formelle n’est encore définie, puisqu’il n’y a pas de lien direct entre les programmes cégépiens et les programmes plus spécifiques de l’UdeM. Néanmoins, des retombées positives peuvent avoir lieu pour ses étudiants, notamment ceux inscrits en Sciences de la nature.
« Pour nos étudiants, par exemple en sciences de la nature, ça devient une opportunité encore plus grande de maintenir leur parcours scolaire dans les Laurentides », soulignent les communications du Cégep de Saint-Jérôme. Pour nous, c’est une bonne nouvelle. Ça encourage à amener l’enseignement supérieur vers les bassins de personnes étudiantes ».
Avec ce nouveau campus, l’Université de Montréal confirme un virage régional et une ambition de répondre concrètement aux besoins régionaux en santé.

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