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Un congrès pour mieux comprendre la surdicécité

Photo Aphval

Un congrès pour mieux comprendre la surdicécité

Publié le 04/11/2026

La combinaison d’une déficience visuelle et d’une déficience auditive peut entraîner des conséquences importantes sur l’autonomie, la communication et la participation sociale.

Pour sensibiliser la population à cette réalité encore méconnue, l’Association des personnes handicapées visuelles et aveugles des Laurentides (APHVAL) et l’Association des personnes avec des problèmes auditifs des Laurentides (APPAL) organisent, le 14 novembre prochain, leur congrès annuel au Quartier 50+ de Saint-Jérôme.

Pour Jocelyne Labelle, directrice générale de l’APHVAL, le congrès, intitulé « Bâtir des ponts entre vision et audition », découle d’un constat préoccupant : plusieurs personnes vivent avec une double limitation sensorielle sans que leurs difficultés soient nécessairement prises en charge de manière globale.

« Notre population est vieillissante. […] On a réalisé, tous les deux, que dans les membres de notre communauté, il y avait des personnes qui avaient des limitations auditives et des limitations visuelles », explique-t-elle.

Cette réalité, appelée surdicécité, peut considérablement compliquer les activités quotidiennes. Lorsqu’un sens diminue, l’autre permet souvent de compenser certaines difficultés. Toutefois, lorsque les deux sont affectés, « c’est une multiplication des facteurs de risque », selon Mme Labelle.

Les difficultés à communiquer, la peur de se déplacer et la diminution des interactions sociales peuvent notamment accentuer les risques d’isolement, particulièrement chez les personnes âgées.

Une approche globale plutôt qu’un travail en silo

L’un des principaux objectifs du congrès consiste à encourager une meilleure collaboration entre les organismes communautaires et les professionnels de la santé.

« Souvent, les organismes vont travailler en silo. Nous, on travaille en partenariat », souligne Jocelyne Labelle.

Selon elle, les déficiences visuelles et auditives doivent être considérées ensemble afin de mieux adapter les interventions aux besoins réels des personnes concernées.

« On devrait travailler ensemble pour apporter un soutien à la personne de façon globale », affirme-t-elle.

Le congrès proposera une dizaine de conférences et d’ateliers, en plus de réunir environ 30 exposants. Une dizaine d’interprètes seront également présents pour faciliter l’accessibilité de l’événement. Les sujets abordés comprendront la neuroplasticité, l’écholocalisation, la communication avec les proches aidants et les difficultés liées à la surdicécité.

La technologie au rendez-vous

Les participants pourront notamment découvrir des technologies d’assistance, dont des lunettes intelligentes capables de transmettre des informations sonores aux personnes ayant une déficience visuelle.

Le congrès permettra aussi de dévoiler « Au cœur des sens », une série de trois balados sensoriels présentant des bâtiments historiques du centre-ville de Saint-Jérôme, réalisée grâce au soutien financier de la Ville.

Pour Jocelyne Labelle, l’essentiel demeure la sensibilisation et le rapprochement des communautés.

« On a cet objectif de donner des outils, d’essayer des activités, de rapprocher une communauté qui va mieux se comprendre », résume-t-elle.

Le congrès gratuit se déroulera le samedi 14 novembre, de 9 h à 16 h, au Quartier 50+, situé au 425, boulevard Jean-Baptiste-Rolland Est, à Saint-Jérôme. La programmation est accessible sur le site de l’APHVAL.