L’AMP a révoqué, le 8 juillet 2026, l’autorisation de contracter de Transport médical spécialisé du Nord A-S, aussi connue sous le nom de Jet 17 Transport. L’entreprise, identifiée au registre sous le nom de 9210-0205 Québec inc., est désormais inscrite au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics (RENA) jusqu’au 7 juillet 2031.
Selon l’AMP, l’entreprise « a, de manière répétée, éludé l’observation de ses obligations légales de nature fiscale » et « a également surfacturé un organisme public à plusieurs reprises ». Elle ne peut donc plus soumissionner ni conclure de contrat ou de sous-contrat public, peu importe sa valeur, pendant la période d’inadmissibilité.
La décision rendue le même jour vise également Transport médical du Nord inc., à qui l’AMP a refusé d’accorder une autorisation de contracter. Cette entreprise est elle aussi inscrite au RENA pour cinq ans.
Dans ce dossier, l’AMP affirme que l’entreprise aurait tenté de s’approprier des fonds publics « en transmettant des factures relatives à des services rendus par une autre entreprise ».
Le dirigeant conteste certains éléments de la décision
Joint au sujet de la décision, Adil Blanec, qui se présente comme administrateur et actionnaire de Transport médical du Nord inc., affirme avoir contesté les conclusions de l’AMP.
« J’ai répondu à l’AMP et tout ça, mais ça n’a pas marché », a-t-il déclaré en entrevue.
M. Blanec conteste notamment l’interprétation faite de la facturation au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides. Selon lui, certaines sommes considérées comme des surfacturations correspondaient plutôt à des transports effectués à l’extérieur du territoire couvert par le contrat.
Il affirme avoir tenté d’expliquer la situation au CISSS et d’apporter les documents nécessaires. Selon son récit, certaines factures comportaient des écarts de l’ordre de 2 000 $ à 2 300 $, qu’il associe à des déplacements hors territoire.
Le dirigeant affirme également que des problèmes avec son ancien associé ont compliqué la gestion de l’entreprise et sa capacité à payer certaines dépenses. Il soutient que l’accès à certains comptes de l’entreprise aurait été interrompu et que des fournisseurs n’auraient pas été payés. Selon lui, ces difficultés l’ont éventuellement poussé à créer une autre entreprise afin de pouvoir poursuivre ses activités.
Il dit souhaiter maintenant tourner la page sur le transport médical et retourner à sa profession d’ingénieur.

MOTS-CLÉS
Adil Blanec
Saint-Jérôme
Transport médical spécialisé du Nord A-S
Autorité des marchés publics