David Laferrière, directeur général et artistique de Diffusion En Scène et du Théâtre Gilles-Vigneault, quittera ses fonctions à la fin du mois de novembre prochain. C’est donc une page d’histoire de près d’une décennie qui se tournera à Saint-Jérôme.
« On m’a approché pour quelque chose de super intéressant… ça m’a fait beaucoup réfléchir, me remettre en question, mais c’était un petit signe du destin pour moi », explique le principal intéressé, préférant attendre la fin de son mandat pour en dire plus long sur son futur.
De toute manière, rien ne sert de parler de l’avenir tout de suite. Alors que le choix de son successeur ne sera aussi qu’annoncé en novembre, il est encore temps de parler du glorieux passé et présent du gestionnaire actuel qui a notamment travaillé à l’ouverture du théâtre qui reçoit maintenant près de 100 000 spectateurs par année.
« Passer le flambeau »
« Ici, on a une belle et solide équipe en place. On est en santé financière, on a un beau rayonnement et une belle notoriété dans le milieu de la diffusion, autant dans les Laurentides qu’au Québec. Donc, je sentais aussi que le moment était opportun pour passer le flambeau à quelqu’un d’autre », témoigne celui qui avait à l’époque accepté ce flambeau de Gaétane Léveillé.
Lors de son mandat, David Laferrière a vécu tout le processus menant au rayonnement du Théâtre Gilles-Vigneault tel qu’on le connaît aujourd’hui ; la construction elle-même, les premières années, la mise en place de l’équipe actuelle et même la navigation au travers d’une pandémie mondiale.
« Le temps passe vite, mais ç’a été un dix ans très occupé et très intense! », raconte l’homme de défi embauché en décembre 2013.
D’une étape à l’autre
Lors de son arrivée à Diffusion En Scène, le théâtre nommé en l’honneur du grand poète québécoise n’existait même pas. L’organisme à but non lucratif (OBNL) se promenait un peu dans la région, en attente de la réalisation du projet en branle depuis plusieurs décennies.
« J’ai été embauché comme directeur de la programmation, progressivement, je suis devenu directeur général adjoint, puis directeur général et artistique du théâtre à son ouverture, en 2017 », indique-t-il, se rappelant très bien de ce grand lancement.
« Les portes-ouvertes, le spectacle inaugural, ç’a été quelque chose d’extraordinaire. Le programme principal c’était un concert de l’Orchestre symphonique de Laval et, entre autres, un conte de Gilles Vigneault présenté par des comédiens […], le tout était animé par Marie-Louise Arsenault. Ça, c’était la soirée inaugurale, le premier spectacle, a été présenté quelques semaines plus tôt et avait mis en scène Claude Dubois », se remémore-t-il en détail.
Mission accomplie?
Bien que fier de son ouvrage, l’homme de culture se veut humble lorsque questionné à savoir s’il quitte avec le sentiment du devoir accompli.
« Le devoir n’est jamais ‘complètement’ accompli. Il y a encore beaucoup de défis ; pour nous, au Théâtre Gilles Vigneault, et dans la diffusion de spectacles en général. Dans l’après-pandémie, c’est encore de ramener les gens en salles, c’est encore une question de financement… je ne suis pas du genre à me dire ‘mission accomplie’, mais je crois tout de même que plusieurs boucles ont été bouclées, ici, en dix ans », vient-il complété à quelques semaines de son dernier acte pour l’OBNL jérômien.
MOTS-CLÉS
Saint-Jérôme
Théâtre Gilles-Vigneault