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Festival du Monde : la diversité prend vie à Saint-Jérôme

Photo Marie Pier Lafleur

Festival du Monde
Les cultures se rencontrent à Saint-Jérôme

Festival du Monde : la diversité prend vie à Saint-Jérôme

Publié le 09/07/2026

Tambours autochtones, danses traditionnelles, saveurs venues des quatre coins du monde et rencontres interculturelles ont animé la 18e édition du Festival du Monde, le 4 juillet à Saint-Jérôme. L'événement, organisé par Le Coffret, a réuni des dizaines de communautés culturelles tout en mettant en lumière leur apport à la région.

Les tambours du cercle de sororité des femmes autochtones des Laurentides ont donné le coup d’envoi à une journée placée sous le signe du dialogue interculturel.

Pour Line Chaloux, directrice générale et fondatrice du Coffret, cette mission demeure au cœur de l’événement.

Au fil de la journée, spectacles, ateliers et espaces d’échange ont permis aux visiteurs de découvrir différentes traditions dans un contexte convivial.

Place publique ensoleillée de Saint-Jérôme avec un marché extérieur, tentes rouges vsj.ca et foule déambulant entre les stands
Photo : Marie Pier Lafleur — La foule s’est rassemblée lors du Festival du Monde de Saint-Jérôme pour profiter des spectacles, de la nourriture et de la diversité culturelle.

La richesse culturelle de la région en vedette

La programmation a mis en valeur autant la culture québécoise que celles des communautés établies dans les Laurentides. Le groupe Nicolas Pellerin et les Hurleurs a présenté un répertoire de musique traditionnelle québécoise, avant qu’un caller invite le public à participer à une danse collective.

Des artistes du Sénégal, de Madagascar, du Maghreb et d’Amérique du Sud se sont ensuite succédé sur scène.

Les kiosques d’artisanat et de vêtements complétaient cette vitrine culturelle. Pour Line Chaloux, ils témoignent de l’ancrage des nouveaux arrivants dans la région.

« Tous ceux qui sont ici, c’est des gens qui sont à Saint-Jérôme, qui sont dans la région, dans la MRC Rivière-du-Nord. Ils transmettent un peu de là d’où ils viennent. »

Les saveurs comme point de rencontre

Les kiosques alimentaires ont attiré de nombreux visiteurs venus découvrir des spécialités africaines, maghrébines et sud-américaines préparées par les exposants afin de faire connaître leurs traditions culinaires.

« Les cuisines attirent le plus, autant les immigrants que la population, qui aiment ça goûter des choses différentes », souligne Line Chaloux.

Selon l’organisme, trois nouveaux pays ont déjà manifesté leur intention de participer à la prochaine édition.

Kiosque de marché rempli de tissus, vêtements, objets artisanaux et instruments, où des exposants accueillent les visiteurs sous un chapiteau.
Photo : Marie Pier Lafleur Les kiosques d’artisanat et de vêtements ont permis aux visiteurs de découvrir le savoir-faire et les traditions de plusieurs communautés culturelles.

Un message sur la contribution de l’immigration

Au-delà de son caractère festif, le Festival du Monde est aussi l’occasion de mettre en lumière la place qu’occupent les personnes immigrantes dans la société québécoise.

Line Chaloux estime que plusieurs perceptions méritent d’être nuancées.

« Il faut arrêter de dire qu’ils volent nos jobs… ils font les jobs que bien des Québécois ne veulent plus faire. »

Elle évoque notamment leur présence dans les secteurs agricole, de la santé, des résidences pour personnes âgées et de l’éducation.

Sous un chapiteau de festival estival, une artiste peint le visage d’une enfant, pots de couleurs sur une table
Photo : Marie Pier Lafleur — Une artiste maquille une enfant au Festival du Monde de Saint-Jérôme.

Accompagner l’intégration

Fondé en 1989, Le Coffret accompagne les personnes immigrantes dans leur établissement dans la région. Depuis sa création, l’organisme indique avoir soutenu plus de 20 000 personnes.

L’objectif, précise sa directrice générale, est de favoriser leur autonomie.

« On ne veut pas que les immigrants deviennent dépendants du Coffret. On recherche les ressources dans les autres organisations et on les accompagne pour s’adapter aux besoins des immigrants. »

Avec le temps, les distinctions s’estompent au profit d’une intégration durable.

« À un moment donné, tu oublies que c’est des immigrants. Ça devient des citoyens, des collègues de travail, des voisins. »

Pour Line Chaloux, cette évolution résume la mission poursuivie depuis plus de 35 ans.

« On a le même objectif de faire une communauté ouverte et inclusive », conclut-elle.