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Prairie Comeau: La Bonne chanson, entre héritage et modernité

Photo : Courtoisie Benoit Archambault –

Le duo Prairie Comeau se produira en spectacle à la mezzanine du Théâtre Gilles-Vigneault, à l’occasion du rendez-vous dominical Sons & Brioches, le 19 avril, sur le coup de 11 h.

Prairie Comeau: La Bonne chanson, entre héritage et modernité

Publié le 17/04/2026

Le duo Prairie Comeau a pris une gageure : celle de faire aimer le répertoire de La Bonne chanson par toutes les générations. Après la sortie de leur album L’emprunt en 2025, voilà que Benoit Archambault et Anique Granger s’arrêtent le 19 avril au Théâtre Gilles-Vigneault pour un concert entre héritage et modernité. 

À ceux que ce choix musical surprend, l’auteur-compositeur-interprète de la région, qui s’est fait connaître au sein du groupe Mes Aïeux, pense qu’il en convaincra plus d’un à la pertinence de se replonger dans ce répertoire teinté de nostalgie, qui remonte à l’époque des années « 30.

Déjà, les deux artistes roulent leur bosse depuis un long moment, car Benoit Archambault n’a jamais cessé la création musicale, tout comme sa partenaire de vie, la Saskatchewanaise reconnue dans toute la francophonie et artiste émérite Anique Granger qui mène une carrière depuis plus de 20 ans, entre son coin de pays et le Québec.

Unis par l’amour et la musique

Bien qu’ils partagent leur vie depuis un bon moment, cet album est leur second opus. La tournée qui les amène d’une ville à l’autre depuis la sortie de l’album en février 2025 aussi.

« On a d’abord été un couple. Puis, on a eu envie de faire de la musique ensemble. Et comme on aime les contraintes, on s’est dit : ok, on va chanter des chansons d’avant les années 1960. C’était la genèse de notre projet », explique Benoit Archambault.

Ensemble, le couple Archambault-Granger s’est penché sur les pièces bien connues de La Bonne chanson en revisitant parfois quelques paroles, mais surtout la musicalité que l’on a souhaitée plus folk.

Un nouveau regard

L’artiste Archambault insiste pour dire que le travail en duo a été fait avec honnêteté autour de ce répertoire. « Ce n’est pas un cours sur La Bonne chanson ; on prend ce répertoire et on offre un nouveau regard. »

Ce répertoire un peu boudé, comme l’artiste l’affirme lui-même, s’explique sûrement parce qu’il a été popularisé par un membre de l’église, le prêtre Charles-Émile Gadbois. L’église n’était jamais bien loin, note-t-il, et l’on retrouvait des références religieuses dans certains textes.

Le duo Archambault-Granger a donc fait un travail de réécriture sur certaines pièces, notamment celles à connotation religieuse, afin de leur apporter une signature plus près de leur système de valeurs personnel.

« Notre démarche, c’est de prendre des libertés avec ce répertoire, qui est libre de droits. Ce que l’on souhaite faire, c’est de rendre vivantes ces chansons-là avec un regard d’aujourd’hui et de voir en quoi ces chansons nous parlent encore. »

Nouvelle musicalité

Musicalement, les deux artistes y ont mis leur touche, ont refait des arrangements pour rendre les pièces plus actuelles.

Anique et Benoit seront seuls sur scène, entremêlant leur talent d’interprète à celui de guitariste. « On arrange ça à une sauce folk contemporaine americana. Et je pense qu’au fil du temps, on a pris des libertés musicales. Plus le projet évolue, plus on se sent à l’aise d’aller complètement ailleurs et même de mixer parfois deux chansons ensemble. C’est un terrain de jeu et on a grand plaisir à la faire, Anique et moi. On est des créateurs, des auteurs-compositeurs, aussi c’est important de trouver notre touche créatrice dans ce projet-là, de rendre ces chansons à notre manière. »

Bien que les pièces soient plus connues d’un certain groupe d’âge, Benoit Archambault et Anique Granger s’attendent tout de même à susciter un intérêt auprès des plus jeunes qui en ont sûrement entendu certaines au fin fond de leur berceau. « Ces mélodies font partie de notre inconscient collectif », souligne Benoit Archambault.