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Yuki Isami, un concert intime aux notes enchanteresses

Photo Reine Côté – Yuki Isami a présenté le 29 janvier dernier son spectacle tiré de son album Rives.

Yuki Isami, un concert intime aux notes enchanteresses

Publié le 04/02/2026

C’est un voyage musical empreint de douceur et aux notes orientales zen qu’a proposé l’artiste multidisciplinaire, Yuki Isami lors de son passage à la salle Antony-Lessard, jeudi soir dernier, à Saint-Jérôme, avec son concert Rives.

Bercés par l’ambiance d’accalmie qui régnait durant tout le spectacle, les spectateurs ont révélé leur appréciation par de chaleureux applaudissements, qui tranchaient curieusement avec la délicatesse du concert.

D’origine japonaise, la musicienne est arrivée sur scène vêtue du traditionnel kimono attaché par un ceinturé dans lequel prenaient place une variété de flûtes, plus ou moins longues selon la pièce à interpréter.

Pour la petite histoire, Yuki Isami a choisi le Québec pour étudier au Conservatoire de musique de Montréal, il y a 25 ans. Séduite par sa vie dans la métropole, elle n’en est jamais repartie sauf pour des visites familiales dans son Japon natal et pour y apprendre les rudiments de la musique classique japonaise, qu’elle avait omis d’apporter dans ses bagages d’étudiante.

Bien qu’elle maîtrise plusieurs instruments de musique, l’artiste a privilégié la flûte pour ce concert qui se voulait un voyage de l’Orient à l’Occident. C’est que la flûte rend si bien les pièces ancestrales du Japon du 18e siècle et même celles de certains compositeurs occidentaux du 20e siècle.

De l’Orient à l’Occident

En fait, c’est le répertoire qu’elle propose sur son album Rives, qui retrace l’évolution de la musique japonaise et y intègre des classiques de compositeurs occidentaux, que l’on devine influencés par les notes japonaises, notamment Debussy. Elle a en fait interprété le triptique de trois pièces tirées de l’œuvre Estampes, du compositeur français.

Accompagnée au piano par Natsuki Hiratsuka et Corinne Renée, aux percussions et bruits d’ambiance, elle y interprète notamment Michio Miyagi, qui a composé Haru no umi, pièce célèbre du répertoire classique japonais, et des morceaux des compositeurs Tōru Takemitsu et Makoto Shinohara, entre autres.

Les bruits d’ambiance recréés, comme celui de la pluie, s’ajoutent en toile de fond pour plonger encore mieux les spectateurs dans un Japon méconnu.  

Le répertoire choisi pour le spectacle Rives enchante l’oreille peu habituée à ces notes.

Il contraste d’autant plus que Mme Isami fait partie d’un groupe musical aux antipodes du concert présenté le 29 janvier, soit Teke Teke, « groupe montréalais de rock psychédélique et expérimental, dont l’univers sonore cinématographique mêle des influences de musique japonaise des années 60 et 70 avec des influences de musique autant brésilienne, bulgare et africaine que noise, art-rock voire pop », écrit-on sur Wikipédia.

Yuki Isami est aussi membre de l’Orchestre symphonique, a pris soin de noter Lucie Tremblay, qui s’est entretenue avec elle à la fin du spectacle devant l’assistance.

Le spectacle Rives de Yuki Isami : Un voyage à travers le temps et les influences que l’on renouvellerait avec plaisir.

L’équipe du Théâtre Gilles-Vigneault a fait preuve d’une audace judicieuse en intégrant à sa programmation ce type de prestation exotique à souhait, suivie d’ailleurs par une soirée aux révélations mythologiques envoûtantes dès le lendemain avec Thomas Hellman.