Le maire Rémi Barbeau a présenté les raisons de cet achat en clarifiant les enjeux financiers, les choix stratégiques et les possibilités d’avenir. Une décision qui a été applaudie par plus d’une centaine de membres présents.
« Je crois que les gens sont globalement satisfaits de cette annonce. Cela permettra de voir ce que pourrait être le Quartier 50+ d’ici vingt ou trente ans, soutient Jacques Bouchard, conseiller du district 3, en faisant référence au désir de prévisibilité de la Ville dans le dossier. On ne veut pas prendre des décisions seulement pour 2025, mais surtout pour 2050 ».
Un projet Melançon déjà coûteux avant même de débuter
Le maire a d’emblée rappelé que l’ancienne option de construire un nouvel édifice sur la rue Melançon avait déjà entraîné plus de 500 000 $ de dépenses en plans, recherches, études et préparatifs. Ce projet, prévu en partenariat public-privé, aurait imposé à la Ville de payer un loyer de 1,8 M$ par année.
En réponse aux questions des citoyens, M. Barbeau a expliqué que les coûts totaux étaient loin de ce que la Ville pouvait assumer, notamment parce que la portion liée au Quartier 50+ représentait à elle seule 25 M$, sans compter la suite dédiée aux logements et des bureaux administratifs, qui étaient prévus pour être construits aux étages supérieurs.
Face à la fin du bail prévue pour le 30 avril 2028, Saint-Jérôme a utilisé son droit de premier refus pour acheter l’immeuble pour 12,6 M$. Le maire a expliqué la logique financière de la Ville. « Si on maintient l’immeuble identique, ça va nous coûter 500 000 $ par année en tant que propriétaire plutôt que les 900 000 $ que l’on devait payer en loyer à chaque année pour le même bâtiment, explique M. Barbeau. C’est une économie concrète de près de 400 000 $ par année. »
M. Barbeau a aussi souligné que l’achat avait été financé à partir d’un fonds déjà constitué pour le Quartier 50+, permettant de limiter l’impact financier sur le budget courant. « On avait déjà 6 M$ mis de côté pour le nouveau Quartier 50+ et on a mis ça en argent comptant pour ensuite faire un prêt pour la balance », assurait le maire.

Un actif et non une perte
Le maire a également insisté sur le fait que l’immeuble représente un actif tangible pour la Ville pour les années futures et que cela permettra de développer un projet de Quartier 50+ à long terme sans avoir le stress du temps sur les épaules. « C’est un actif qui prend de la valeur. On peut le revendre, on peut le transformer. On s’est donné du temps pour pouvoir repenser ce qu’on fait ici, que ce soit un centre avec piscine, des espaces polyvalents… mais tout en respectant la capacité de payer de la Ville. »
Il a rassuré que l’achat n’entraînerait pas d’augmentation directe sur les taxes foncières des citoyens, car l’impact financier avait été prévu dans la gestion municipale. De plus, le maire a annoncé que la Ville lancera bientôt une inspection complète et un plan d’entretien structuré, afin d’assurer que les installations répondent aux normes et soient fonctionnelles à long terme.
Questions de mobilité, de stationnement et d’accessibilité
Durant la présentation, une activité de questions/réponses a été organisée, permettant aux membres du Quartier 50+ d’échanger en groupe sur les sujets les plus préoccupants pour eux et de poser leurs questions au maire. Plusieurs citoyens ont soulevé des points sur la mobilité et le stationnement autour du Quartier 50+. Le maire a répondu que des études sont en cours pour évaluer les besoins dans toute la ville, notamment en ce qui concerne la circulation et les espaces dédiés aux usagers du train et du centre-ville.
La Ville a rappelé que ces échanges nourriront les prochaines étapes de planification et d’aménagement, avec pour objectif de faire du Quartier 50+ un lieu durable, adapté et bien intégré dans la vie communautaire.

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