Le projet vise à soutenir la croissance démographique du secteur tout en permettant à l’infrastructure de répondre à des normes environnementales plus strictes.
Un chantier d’envergure se prépare ainsi sur le site de l’usine actuelle. La modernisation s’inscrit dans les orientations de la planification stratégique 2024-2028 de la municipalité. L’infrastructure, construite il y a plusieurs années, doit aujourd’hui être adaptée à une demande croissante liée au développement résidentiel et commercial du centre-ville. La Ville souligne que l’arrivée de nouveaux résidents et la multiplication des lieux de vie exercent une pression accrue sur les infrastructures d’assainissement. La mise à niveau doit permettre de maintenir la qualité du traitement tout en répondant aux besoins anticipés pour les prochaines décennies.
Des travaux prévus sur deux ans
Le chantier, dont la durée est estimée à environ deux ans, prévoit notamment la construction d’un deuxième décanteur ainsi que la rénovation de plusieurs composantes existantes de l’usine. De nouveaux équipements seront également installés afin d’assurer une plus grande continuité des opérations lors des périodes d’entretien ou de réparation.
Certaines interventions nécessitent en effet la mise hors service temporaire d’une partie des installations. Dans ces situations, la capacité de traitement peut être réduite. L’ajout d’équipements supplémentaires — souvent appelés équipements de redondance — permet de maintenir les opérations et d’éviter qu’un arrêt technique n’entraîne une baisse trop importante de la capacité de traitement. Sans ce type d’installation, les travaux d’entretien peuvent augmenter le risque de rejets d’eaux partiellement traitées dans l’environnement.
La modernisation vise aussi à améliorer la performance globale des procédés afin de mieux gérer les variations de débit observées lors des périodes de pointe ou à la suite d’épisodes de pluie. Selon la Ville, ces améliorations permettront d’accompagner l’évolution du secteur centre-ville tout en maintenant les standards environnementaux exigés pour le traitement des eaux usées.
Le coût total du projet est évalué à 36,5 millions de dollars. La municipalité prévoit financer les travaux par règlement d’emprunt sur une période de 30 ans. Le début du chantier est prévu pour la saison estivale, sous réserve de l’octroi du contrat à la suite de l’appel d’offres actuellement en cours.
Comme les travaux se dérouleront principalement sur le site de l’usine, la Ville estime que les impacts pour les citoyens devraient demeurer limités. Les activités du secteur ne devraient pas être perturbées et les opérations de traitement seront maintenues pendant toute la durée du chantier grâce aux équipements supplémentaires prévus au projet.
Protéger les milieux naturels
L’ajout d’équipements modernes doit aussi améliorer l’efficacité du traitement lors des interventions nécessitant l’arrêt temporaire de certaines composantes. La mise à niveau vise notamment à réduire les risques d’évacuation d’eaux partiellement traitées vers les milieux naturels environnants.
La Ville rappelle que la protection des bassins versants constitue un enjeu important sur son territoire, en particulier celui de la rivière du Diable. Ce cours d’eau joue un rôle central dans l’équilibre écologique du secteur et dans la qualité des milieux naturels qui l’entourent.
Dans une déclaration transmise aux médias, le maire de Mont-Tremblant, Pascal De Bellefeuille, insiste sur l’importance de ces travaux pour la collectivité.
« Ces travaux, bien que peu visibles, sont essentiels pour l’avenir. Tout d’abord pour l’environnement et notre désir de protection de nos bassins versants, particulièrement celui de la rivière du Diable, et par conséquent la qualité de son eau », indique-t-il.

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