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Ottawa critiqué pour des compressions de 130 M$ dans les prisons

Photo Bureau de circonscription Laurentides-Labelle – La députée de Laurentides-Labelle, Marie-Hélène Gaudreau, dénonce les « drapeaux rouges » qui sont agités dans le dossier du Pénitencier de la Macaza.

Ottawa critiqué pour des compressions de 130 M$ dans les prisons

Publié le 12/03/2026

La députée de Laurentides–Labelle, Marie-Hélène Gaudreau, et la porte-parole du Bloc Québécois en matière de sécurité publique, Claude DeBellefeuille, dénoncent les compressions budgétaires de 130 millions de dollars sur trois ans, annoncées par le gouvernement fédéral dans le réseau correctionnel.

Selon les élues bloquistes, ces coupes pourraient avoir des impacts importants au Québec, où dix pénitenciers fédéraux seraient touchés, notamment par des suppressions de postes. Elles ont joint leur voix à celle du Syndicat des agents correctionnels du Canada pour demander au gouvernement de revoir sa décision et de privilégier des investissements visant à renforcer la sécurité dans les établissements.

Le pénitencier de La Macaza, dans les Hautes-Laurentides, est cité en exemple. L’établissement, historiquement associé à l’incarcération de délinquants sexuels, présenterait des conditions de travail difficiles pour les employés et des installations vieillissantes.

« On constate des lacunes en matière d’équipement et de technologies pour gérer les risques », affirme Mme Gaudreau. « Pendant ce temps, les criminels utilisent de plus en plus des moyens comme les drones pour faire entrer des colis suspects, parfois même des armes blanches démontables. Si on coupe 130 millions de dollars dans le système carcéral, cela va forcément se traduire par des pertes d’expertise et des services en moins pour la prévention et la détection. »

Une visite au pénitencier de La Macaza est d’ailleurs prévue dans les prochaines semaines pour Mme DeBellefeuille. Mme Gaudreau, qui s’y est déjà rendue, souligne la vétusté des infrastructures. Certaines remontent à la période de la guerre froide, ce qui, selon elle, démontre l’urgence d’investir pour assurer la sécurité des travailleurs et des communautés environnantes.

« La mission première du Service correctionnel est la sécurité du public, et pour y parvenir il faut aussi assurer celle des agents correctionnels », rappelle-t-elle. « Or, avec ces compressions budgétaires, on envoie le signal inverse. Ce sont des choix politiques, et nous allons continuer de dénoncer ces décisions qui pourraient fragiliser la sécurité dans nos établissements. »

Marie-Hélène Gaudreau affirme qu’elle continuera de suivre le dossier de près et presse Ottawa ainsi que le Service correctionnel du Canada de revoir leur décision afin de préserver les postes et d’améliorer les conditions de sécurité dans les établissements carcéraux.