Cette nouvelle mesure vise à alléger le fardeau fiscal des nouveaux propriétaires dans un contexte économique difficile, annonce la Ville dans un communiqué.
Adoptée par le conseil municipal, cette mesure vise à répondre aux préoccupations financières des nouveaux propriétaires et à renforcer l’attractivité de Saint-Jérôme comme milieu de vie accessible et soucieux de la réalité financière de ses résidents.
La Municipalité indique que le premier versement doit être effectué dans les 30 jours suivant l’envoi de la facture, et le second, 90 jours après cet envoi. Lorsque le montant total est de 300 $ ou moins, la facture doit toutefois être réglée en un seul paiement dans un délai de 30 jours, précise le communiqué. Les modes de paiement acceptés demeurent inchangés : comptant, par carte de débit ou par chèque à l’ordre de la Ville de Saint-Jérôme.
Un geste significatif
La mesure s’applique à l’ensemble des transactions immobilières admissibles sur le territoire, a précisé le maire Rémi Barbeau. Elle s’adresse non seulement aux ménages, mais également aux entrepreneurs qui font l’acquisition d’un commerce. Par ailleurs, elle s’applique rétroactivement aux transactions traitées depuis novembre, en plus des nouvelles acquisitions, indique-t-il.
Le montant moyen de la taxe de mutation à Saint-Jérôme s’établit actuellement à 9 100 $, sur la base des 1 634 factures traitées entre janvier et octobre 2025. Le maire de Saint-Jérôme précise toutefois que « cette moyenne inclut des transactions commerciales, industrielles et de grande envergure, ce qui contribue à faire augmenter la moyenne ». 76 % des transactions sont inférieures à ce montant, ajoute-t-il.
« Dans un contexte économique particulièrement difficile pour l’ensemble de la population, où chaque dépense compte, nous avons choisi de poser un geste simple, concret et significatif pour soutenir les citoyens qui souhaitent accéder à la propriété à Saint-Jérôme », a déclaré le maire.
Pas de frais supplémentaires, pas de manque à gagner
M. Barbeau assure que cette mesure n’entraîne pas de manque à gagner significatif pour la Ville. « Les calculs ont été faits et l’impact sur les revenus de la Ville demeure très limité », indique-t-il, ajoutant que la décision n’affecte pas les services aux citoyens. Si les délais prévus sont respectés, aucun frais supplémentaire ne s’applique sur le deuxième versement. Des frais d’intérêt s’appliquent uniquement en cas de retard, comme c’était déjà le cas auparavant.
Rémi Barbeau annonce la mise en place prochaine d’un budget quinquennal afin de mieux planifier les dépenses et les revenus, ainsi qu’un plan directeur des infrastructures pour anticiper les travaux et éviter les hausses de taxes imprévues. Ce travail s’effectue au sein de la Commission des finances et de la gouvernance, présidée par Frédérik Clément, Pascal St-Onge et Eric Monette. « Notre objectif est de devenir de bons gestionnaires de nos actifs, pour offrir des services de qualité tout en maîtrisant les coûts pour nos citoyens », conclut-il.

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