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Station 7 amorce sa phase 4 et redéfinit son milieu de vie

Photo Marie Pier Lafleur – Pelletée de terre symbolique de la phase 4 de Station 7, à Saint-Jérôme. Un nouvel immeuble de 150 condos locatifs, qui portera à 343 le nombre d’unités du complexe.

Station 7 amorce sa phase 4 et redéfinit son milieu de vie

Publié le 18/09/2026

La quatrième phase de Station 7 prend forme à Saint-Jérôme.

Le promoteur a procédé, le 9 septembre, à la pelletée de terre symbolique d’un nouvel immeuble de 150 condos locatifs, qui portera à 343 le nombre d’unités du complexe. La livraison des logements est prévue pour la fin de l’été 2027.

Les dirigeants de Station 7 ont également mis l’accent sur le développement progressif du site et sur la vie collective qui s’y est installée depuis l’arrivée des premiers résidents en 2020.

La nouvelle phase représente un investissement annoncé de 65 millions de dollars. Elle comprendra 142 stationnements intérieurs, 126 espaces extérieurs, dont 25 réservés aux visiteurs, ainsi que plus de 10 000 pieds carrés d’espaces communs.

Une portion de logements abordables

La quatrième phase prévoit que 10 % des logements seront considérés comme abordables, une proportion liée aux conditions de financement de la SCHL, selon les informations présentées par Alexandre Jarry.

Il précise la définition retenue pour le projet.

« Le terme abordable, c’est celui qui est spécifié par la SCHL… le loyer abordable doit représenter environ 30 % du revenu moyen médian d’un locataire de la région. »

Sur le site de Station 7, le Manoir, un immeuble distinct, est entièrement considéré comme abordable, ce qui porte à la hausse la proportion globale de logements répondant à cette catégorie.

Construire par phases

Avec cette quatrième construction, Station 7 comptera quatre immeubles. Les trois premières phases totalisent 193 logements déjà occupés.

Pour le promoteur Alexandre Jarry, le choix du terrain constitue un élément déterminant du projet, au-delà du nombre d’unités construites.

« En fait, on aurait pu bâtir ailleurs, mais non, on a choisi Saint-Jérôme. Pourquoi? Pour une quatrième fois, c’est un choix à réfléchir. La ville est en grande revitalisation. La gare est à distance de marche. Le centre-ville est à quelque part. Le parc linéaire est juste à côté. Les commerces, les services, les grands axes routiers. Un emplacement, ça se choisit une seule fois et ça demeure. »

Le développement s’est fait graduellement, avec une pause de cinq ans entre la troisième et la quatrième phases. Cette approche a aussi permis à l’équipe de recueillir les commentaires des résidents avant de déterminer certains des nouveaux espaces communs.

Terrasse sur le toit, piscine chauffée, bibliothèque, sky lounge avec piano, salle d’art, salle de conférence, espaces consacrés aux jeux de table et salle de toilettage pour animaux figurent notamment parmi les installations ajoutées au fil des phases.

« Une communauté se bâtit par phases, comme un immeuble. Un immeuble à la fois, un résident à la fois », a résumé Alexandre Jarry.

Des espaces partagés entre les immeubles

Les installations communes ne sont pas réservées aux occupants d’un bâtiment précis. Les résidents peuvent accéder aux différents espaces du complexe avec leur puce électronique.

« Dès qu’un résident de Station 7 a sa propre puce, il n’y a pas de clé, et la puce donne accès à l’ensemble des aires communes de tous les sites », a expliqué le promoteur.

Selon Station 7, cette organisation vise notamment à répartir l’utilisation des installations et à offrir aux résidents une variété d’espaces plutôt que de concentrer les activités dans un seul bâtiment.

La direction mise également sur les liens qui se créent entre les occupants. Audrey Carrier décrit un milieu où certaines activités prennent naissance directement entre voisins.

« Ce sont des résidents qui prennent leur café ensemble, qui se retrouvent pour jouer billard, à la pétanque, qui organisent leurs propres activités et qui se connaissent et qui prennent de leurs nouvelles un de l’autre. »

Un programme de parrainage a aussi été mis en place pour faciliter l’arrivée des nouveaux locataires. Des résidents volontaires sont appelés à les présenter à d’autres occupants et à les familiariser avec les activités du complexe.

Un secteur en transformation

Le projet s’inscrit par ailleurs dans la transformation du secteur entourant la gare intermodale de Saint-Jérôme. Présent lors de l’événement, le maire Rémi Barbeau a souligné l’ampleur de la communauté qui se forme progressivement sur le site.

« Construire davantage de logements près de la gare, du centre-ville et des services, c’est permettre à plus de gens de vivre à proximité de ce dont ils ont besoin. Ce projet bonifie l’offre résidentielle de Saint-Jérôme tout en proposant un milieu de vie de qualité, bien intégré à son environnement », a-t-il déclaré.

Pas de cinquième phase annoncée

Malgré la présence d’un terrain adjacent appartenant au promoteur, aucune nouvelle construction n’est actuellement définie.

« On a un autre terrain, mais pour l’instant, il n’y a pas de projet défini », a indiqué Alexandre Jarry.

Il souhaite plutôt laisser le temps à la quatrième phase de s’intégrer au milieu existant et aux nouveaux résidents de prendre leurs repères.

Le promoteur dit vouloir éviter de « diluer l’effet de la communauté » et permettre une période d’adaptation avant d’envisager la suite.

Avec l’arrivée prévue de 150 nouveaux logements à l’été 2027, Station 7 poursuit donc son développement par étapes, alors que le secteur de la gare intermodale continue lui aussi de se transformer.