- PUBLICITÉ -

« Pour ce qui est du parti de Vision Saint-Jérôme, j’en garde un goût amer » indique Benoit Beaulieu

Avant de quitter : Benoit Beaulieu règle ses comptes

Le conseiller du district 1 à Saint-Jérôme, Benoit Beaulieu, a profité de la période de « parole au conseil »,en assemblée publique mardi soir dernier, pour régler ses comptes avec certaines personnes, dont notamment celles de Vision Saint-Jérôme.

La gestion des déchets, le déneigement, les nids de poule, la gestion des ressources humaines, les finances municipales et quelques autres sujets y ont passé au cours de son long exposé.

Vision Saint-Jérôme

Il a, bien sûr, été question de son passage à Vision Saint-Jérôme avant qu’il ne décide de siéger à titre de conseiller indépendant.

« Pour ce qui est du parti de Vision Saint-Jérôme, j’en garde un goût amer »indiquera-t-il, avant de rajouter plus tard que « pour revenir au parti Vision Saint-Jérôme, vers la fin du premier mandat il devenait évident que la seule chose qui prévalait était l’importance de se faire réélire. Pour remplacer les départs et les districts de nos opposants, les choix se sont faits en catimini. Il y avait aussi à mon avis une volonté de choisir des candidats dociles et surtout fidèles ».

Et encore :

« L’équipe de Vision Saint-Jérôme est contre vent et marré toujours resté fidèle au maire. Lors des premières accusations concernant le maire, j’avais proposé au maire et à l’équipe de Vision Saint-Jérôme que le maire se retire du parti le temps que les choses se normalisent. Ils ont tous refusé incluant Gilles Robert, mon collègue avec qui nous avons été impliqués contre notre volonté dans un guet-apens orchestré par l’ancien maire(…) C’est à ce moment-là que j’ai décidé de quitter le parti Vision Saint-Jérôme, et de siéger comme indépendant, je considérais qu’il était immoral pour moi de continuer à travailler avec le maire et son équipe. Étonnamment Gilles Robert décida de poursuivre avec le maire et son équipe ».

Candidats

Par ailleurs, M.Beaulieu a assorti son intervention d’une analyse personnelle des trois candidats à la mairie en vue de l’élection du 7 novembre et de chacun des 12 candidats de Vision Saint-Jérôme.

Des candidats à la mairie, il dira ceci :

« Mme Janice Bélair-Rolland pour le poste de mairesse, les citoyens auront une réflexion à faire, car sera-t-elle vraiment la mairesse si elle est élue avec son équipe, aura-t-elle vraiment les mains sur le volant. À la chambre de commerce, certains pensent que non. Pour ma part si elle devient indépendante de ses décisions et qu’elle renie le concept de ligne de parti, c’est une candidate qui a le bagage et l’expérience nécessaire pour accomplir la tâche de mairesse. Encore faut-il que la majorité des futurs élus ne soit pas de l’Équipe Vision Saint-Jérôme.

Le candidat M. Marc Bourcier et son équipe de réparateurs. Plusieurs sont des ex-Vision Saint-Jérôme. Souhaitent-ils plutôt réparer leur amour propre ?

  1. Marc-Olivier Neveu du Mouvement Jérômien, pour une ville plus humaine. Honnêtement je félicite M. Neveu pour son courage et son énergie. Il a créé un nouveau parti, ce n’est quand même pas rien. Cependant peut-on donner les clés d’une ville comme Saint-Jérôme a une personne de si peu d’expérience? Dans son discours, il fait très Québec solidaire, et il pense que l’argent pousse dans les arbres. Je doute que M. Neveu ait déjà négocié une hypothèque de sa vie. Alors, sur le plan des finances de la ville je pense que si M. Neveu est élu, les payeurs de taxes vont en subir les conséquences. Il aurait fait cependant un excellent conseiller de district. Encore une fois nous retrouvons des candidats de choix dans cette équipe ».

Patenaude

Par ailleurs, Benoit Beaulieu en a rajouté une couche jeudi matin en questionnant la pertinence de l’entente signée entre la mairesse Janice Bélair-Rolland et Yvan Patenaude (ancien directeur général de la ville) à titre de conseiller stratégique en télétravail.

 

 

La chose étant, aux yeux de M.Beaulieu que «  M. Rénald Gravel le remplacera sur une base intérim le temps que le conseil décide du futur directeur général permanent. M. Gravel a une vaste expérience dans des fonctions semblables. Après avoir travaillé au cabinet du maire de Québec dès 1985, à l’époque de Jean-Paul L’Allier, il a occupé divers postes à Québec jusqu’en 2003. Il a ensuite été directeur général à Joliette de 2003 à 2012, à Longueuil jusqu’en 2013, et à Saint- Alphonse-Rodriguez jusqu’en 2019. Ici sommes nous en droit de se demander pourquoi avons-nous besoins d’un conseiller stratégique avec toute l’expertise et l’expérience de M. Gravel ».

Si bien que pour Benoît Beaulieu,« ce contrat est certainement légal, cependant à mon avis totalement immoral(…)  Une question à se poser :  M. Patenaude a-t-il vraiment quitté pour sa retraite ou est-il toujours fonctionnaire à la ville de Saint-Jérôme ?  (…) M.Gravel a-t-il les pleins pouvoir à la ville ou est-il le subalterne de M. Patenaude étant donné son titre d’intérim (…)  Je me demande si normalement une entente contractuelle de conseiller stratégique ne se fait pas plus sur une base de rémunération forfaitaire? (le contrat d’Yvan Patenaude est établi sur la base d’un nombre d’heures/semaine à un tarif horaire).

Beaulieu.jpg

« Pour ce qui est du parti de Vision Saint-Jérôme, j’en garde un goût amer »indique Benoit Beaulieu

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top