L’opération en cours concerne « les activités de l’entreprise » avant son rachat en 2025, a précisé la caporale Martina Pillarova de la GRC, par téléphone. « Compte tenu de la grandeur des installations, la perquisition pourrait durer plusieurs jours », a-t-elle ajouté.
La perquisition découle d’une enquête déclenchée en février 2025 à la suite « de plaintes d’une centaine d’investisseurs », explique la caporale.
Durant cette opération, des « éléments de preuves comme des appareils électroniques et des documents » seront récoltés. L’analyse prendra par la suite plusieurs mois. « À ce stade-ci, aucune arrestation ni accusation ne sera faite », a mentionné Mme Pillarova.
Historique
Sous ses anciens propriétaires, Lion Électrique a connu d’importants problèmes financiers, qui ont été largement médiatisés au cours des dernières années.
L’entreprise s’est mise à l’abri de ses créanciers en décembre 2024. Dans plusieurs articles publiés entre 2024 et 2025, le Journal de Montréal rapportait que plus de 200 millions de dollars de fonds publics avaient été investis dans Lion Électrique depuis 2020.
L’entreprise a par la suite été rachetée par un consortium « d’investisseurs » en mai 2025. Celui-ci inclut notamment Vincent Chiara, du Groupe MACH, et Pierre Wilkie, un homme d’affaires qui siégeait déjà au conseil d’administration de Lion Électrique.
Plus récemment, un dossier concernant des transactions sur les titres de Lion Électrique a fait l’objet d’une entente entre l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’investisseur Claude Roy à la suite d’une enquête réalisée par l’AMF. L’entente a été entérinée par le Tribunal administratif des marchés financiers le 28 septembre 2026.
Selon un communiqué de l’AMF publié le 13 octobre, le dossier portait sur des transactions effectuées par M. Roy sur les titres de Lion Électrique en novembre et décembre 2024, alors qu’il détenait des informations privilégiées concernant le processus d’acquisition de l’entreprise et sa mise à l’abri de ses créanciers.
Le Tribunal lui a imposé une pénalité administrative de 1 109 691 dollars et lui a interdit, pour une période de deux ans, d’effectuer des opérations sur valeurs et d’exercer certaines activités sur les marchés financiers.

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