Son conjoint, Patrick Clavel, a été arrêté quelques jours plus tard et fait maintenant face à une accusation de meurtre au deuxième degré.
Les policiers du Service de police de Saint-Jérôme ont été appelés en fin d’après-midi afin d’effectuer des vérifications dans une résidence du secteur. À leur arrivée, ils ont découvert la victime inanimée. Son décès a été constaté sur place. Patrick Clavel, qui se trouvait dans le logement au moment de l’intervention policière, a été transporté vers un centre hospitalier, ce qui a retardé sa rencontre avec les enquêteurs.
Comme les circonstances entourant le décès étaient jugées suspectes, l’enquête a été transférée à la Sûreté du Québec. Le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne, accompagné de techniciens en identité judiciaire, a procédé à l’analyse de la scène et à la collecte des éléments de preuve. La SQ a mené ces vérifications en collaboration avec le Service de police de Saint-Jérôme, qui avait assuré la première intervention et transmis les informations initiales aux enquêteurs.
Arrestation du suspect
Quelques jours après les premiers constats, les enquêteurs ont procédé à une arrestation. « Vers 22 h, en date du 2 mars, les enquêteurs des crimes contre la personne ont procédé à l’arrestation du suspect, un homme dans la cinquantaine », indique la sergente Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la Sûreté du Québec. L’homme a ensuite été transporté au poste afin d’être rencontré par les enquêteurs, puis maintenu en détention.
La SQ confirme qu’il s’agit d’un homicide conjugal, ce qui en fait le septième féminicide recensé au Québec depuis le début de l’année. Cette qualification découle de la relation entre l’accusé et la victime ainsi que des circonstances entourant le décès. Les enquêteurs ont poursuivi leurs vérifications au cours des jours suivants afin de compléter le dossier avant sa transmission au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Comparution et accusation formelle
Le 3 mars, Patrick Clavel a comparu au palais de justice de Saint-Jérôme. Il demeure détenu et son dossier a été reporté au 23 mars, date à laquelle il reviendra devant le tribunal pour la suite des procédures.
La procureure au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Patricia Johnson, précise qu’il est accusé d’avoir causé la mort de Danielle Lascelles en vertu de l’article 235 du Code criminel. Cette disposition prévoit qu’un meurtre, tant au premier qu’au deuxième degré, est passible d’une peine d’emprisonnement à perpétuité. La distinction entre les deux degrés concerne principalement l’admissibilité à la libération conditionnelle, qui varie généralement entre 10 et 25 ans dans le cas d’un meurtre au deuxième degré.
Le choix du chef d’accusation découle de l’analyse de la preuve recueillie par les enquêteurs et transmise au DPCP. « Les chefs retenus sont déterminés selon la preuve soumise au DPCP », rappelle Patricia Johnson.
Même si une accusation formelle a été déposée, l’enquête policière se poursuit.

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