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Les organismes qui font une différence

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Les activités du Coffret permettent aux enfants et à leurs familles de se rencontrer, de tisser des liens
et de mieux s’intégrer à leur communauté.

Les organismes qui font une différence

Publié le 06/07/2026

Trouver un logement, une école ou un emploi fait partie de l'installation dans une nouvelle région. Mais pour plusieurs nouveaux résidents, le véritable défi est ailleurs : créer un réseau, rencontrer des gens et se sentir chez soi. Dans les Laurentides, plusieurs organismes contribuent à rendre cette intégration plus facile.

C’est ce que confirme Lynn Chaloux, directrice générale du Coffret. « Le plus grand obstacle des nouveaux arrivants n’est pas matériel, dit-elle : c’est de se faire des amis et d’apprivoiser les codes de leur nouveau milieu de vie. » À Saint-Jérôme depuis 35 ans, l’organisme régional d’accueil accompagne les nouveaux arrivants bien au-delà des démarches d’installation en créant des occasions de rencontre, des cafés Aristote aux soirées Mandela. Selon sa directrice, c’est souvent à travers les relations nouées avec d’autres parents à l’école que se construit, petit à petit, un véritable réseau.

Cet enjeu ne touche toutefois pas uniquement les personnes venues de l’étranger. À la Maison de la Famille des Pays-d’en-Haut, à Sainte-Adèle, la directrice générale Jeannie Ducharme observe des familles qui arrivent pour une nouvelle vie, parfois sans aucune précarité financière, mais sans réseau. « Ce qu’elles cherchent d’abord, dit-elle, c’est un milieu où elles se sentent accueillies, sans jugement, où leur vécu est reconnu. » L’organisme leur offre un véritable milieu de vie avec des cuisines collectives, des soupers de famille, des ateliers pour les nouveaux parents et une halte-garderie offrant un répit. On y croise de plus en plus de pères et des familles de toutes les réalités.

Les portes ouvertes auront lieu le 10 septembre et les inscriptions en ligne débuteront le 1er septembre.

Pour plusieurs nouveaux résidents, le bénévolat constitue aussi une porte d’entrée vers leur nouvelle communauté. Au Centre d’action bénévole de Saint-Jérôme, actif depuis 1978, la directrice Louise Sutterlund le présente comme bien plus qu’un service rendu : une façon de développer un sentiment d’appartenance. À la condition, précise-t-elle, que l’engagement corresponde aux intérêts de la personne. Si le bénévolat proposé ne lui convient pas, l’organisme l’oriente vers d’autres milieux. De plus en plus de gens poussent la porte d’eux-mêmes, raconte-t-elle, avec la même phrase : « Je suis nouvelle dans la ville et je veux m’impliquer. » Pour elle, le bénévolat demeure l’un des piliers d’une communauté vivante. Un simple appel suffit souvent pour faire le premier pas.

Les jeunes adultes disposent eux aussi d’une ressource adaptée à leur réalité. Le Carrefour jeunesse-emploi des Laurentides accompagne gratuitement les 16 à 35 ans vers l’emploi, l’entrepreneuriat ou un retour aux études.

Au-delà des services qu’ils offrent, ces organismes ont un point commun : ils permettent aux nouveaux résidents de trouver peu à peu leur place dans leur nouvelle communauté, un lien à la fois.