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L’itinérance au cœur des préoccupations à l’approche de l’hiver

Photo Phoeby Laplante – La question des campements de personnes en situation d’itinérance a été soulevée lors de la séance du conseil municipal de Saint-Jérôme du 20 octobre.

L’itinérance au cœur des préoccupations à l’approche de l’hiver

Publié le 29/10/2026

À l’approche de l’hiver, Rachel Lapierre, présidente du Book humanitaire, a interpellé les élus de Saint-Jérôme, lors de la séance du conseil municipal du 20 octobre, pour réclamer des solutions temporaires destinées aux personnes en situation d’itinérance.

Elle a proposé deux mesures temporaires : l’utilisation d’un autobus pour permettre aux personnes sans abri de se réchauffer et l’aménagement d’un terrain encadré où elles pourraient installer leurs tentes, avec des toilettes et une surveillance. Elle déplore toutefois le manque de chauffeur pour assurer le service et l’absence d’emplacements adaptés pour les campements, qui oblige, selon elle, les personnes concernées à se déplacer constamment.

Elle affirme recevoir quotidiennement des appels de commerçants, de policiers et même du milieu hospitalier, confrontés à des situations où des personnes vulnérables se retrouvent sans endroit où aller.

« Ce n’est pas bon pour son commerce, mais ce n’est pas bon pour la personne non plus », a-t-elle expliqué.

« On joue à cacher les sans-abris dans Saint-Jérôme », a-t-elle résumé.

Le maire a reconnu l’importance de ces préoccupations, tout en rappelant que la Ville fait actuellement l’objet d’une poursuite judiciaire concernant sa réglementation sur les campements, liée à la décision de la municipalité d’interdire les campements sur son territoire, en 2022. Cette situation limite, selon lui, les possibilités de commenter publiquement certaines mesures envisagées.

Une étude municipale portant sur l’itinérance devait par ailleurs être rendue disponible dans les jours suivant la séance. Le maire a remercié les 36 personnes en situation d’itinérance qui y ont participé.

« On ne veut pas attendre le procès pour agir », a-t-il assuré.

Il a également reconnu que le projet d’autobus pouvait présenter un intérêt et s’est engagé à favoriser les discussions avec les partenaires concernés.

Rachel Lapierre a toutefois insisté sur les limites du terrain désigné par la réglementation municipale, situé sur la rue Durand, notamment en raison de ses heures d’accès et de l’obligation de démonter les tentes chaque matin.

« Quand il fait moins 15 et qu’il est tout mouillé, il n’attendra pas à l’heure d’ouverture très tard le soir pour repartir à 7 heures le matin », a-t-elle fait valoir.