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Saint-Jérôme – 282 personnes prennent une pause pour la santé mentale

Photo Marie Pier Lafleur – Marissa Poliquin (Corporation de développement Rivière-du-Nord), Audrey Trifiro (Centre de prévention du suicide Le Faubourg), Jessica Fleurant (Groupe Harfang des Neiges), Geneviève Guilbault (Centre de la famille du Grand Saint-Jérôme) et Isabelle Gallichan (L’Atelier Éclipse), membres du comité organisateur.

Saint-Jérôme – 282 personnes prennent une pause pour la santé mentale

Publié le 15/05/2026

La Vieille Gare de Saint-Jérôme a accueilli 282 personnes le 6 mai dans le cadre de la Journée de la santé mentale positive — un record depuis la première édition, qui avait attiré moins d’une centaine de visiteurs.

Pour une quatrième année, l’événement s’impose comme un rendez-vous attendu dans la région.

Organisée pendant la Semaine nationale de la santé mentale, la journée réunissait ateliers, kiosques communautaires et activités créatives autour d’un même objectif : offrir à la population un moment pour ralentir et prendre soin de soi.

L’événement est porté par un comité formé du Centre de la famille du Grand Saint-Jérôme, Harfang des neiges, L’Atelier Éclipse et le Centre de prévention du suicide Le Faubourg.

Parler autrement de santé mentale

Dès le départ, le comité souhaitait aborder la santé mentale sous un angle positif et accessible.

« On s’est dit que ce serait le fun de parler de la santé mentale, mais positivement », explique Geneviève Guilbault, directrice du Centre de la famille et membre du comité organisateur.

L’objectif : rappeler qu’une personne peut vivre des difficultés tout en trouvant des moyens concrets de mieux aller au quotidien, normaliser les discussions sur la santé mentale et réduire les tabous.

« Avant d’aller mal, bien d’en parler, de prendre une pause, d’être ensemble » , souligne-t-elle.

« Je me disais qu’il faut créer une tradition dans la semaine de santé mentale », ajoute Geneviève Guilbault.

Une programmation axée sur le mieux-être

Les visiteurs pouvaient rencontrer différents organismes communautaires, certains spécialisés en santé mentale et d’autres œuvrant dans des domaines connexes.

Parmi les activités, un atelier artistique animé par Kalina, intervenante au Centre de la famille, invitait les participants à créer un macaron représentant leur vision de la santé mentale positive. L’activité Jardin bien-être, animée par Philippe, permettait quant à elle de contribuer à une œuvre collective symbolique.

La programmation comprenait également un spectacle de gumboots, une prestation chorale et un spectacle d’humour présenté par Alexandre Bisaillon, de retour pour une deuxième année.

Un espace pour souffler

L’entrée gratuite et l’ambiance accueillante demeurent au cœur de l’événement.

« Tout le monde peut venir aujourd’hui, prendre le temps de prendre une pause », insiste Geneviève Guilbault. Les travailleurs du milieu communautaire étaient eux aussi encouragés à s’accorder un moment de répit.

« Les gens l’attendent, dit-elle. C’est quand que vous allez ouvrir les kiosques ? »

En réunissant 282 personnes, l’événement confirme l’importance de créer des espaces où les citoyens peuvent souffler, échanger et se sentir soutenus.