Au moment d’écrire ces lignes, les Panthères tirent de l’arrière 0-2 dans la série, mais tout n’est pas perdu. En quatre affrontements en saison régulière, les deux équipes se sont partagé les honneurs avec deux victoires chacune.
Un facteur clé pourrait peser lourd dans la balance : la performance en matchs serrés (écart de deux buts ou moins). Valleyfield s’est illustré dans ces situations avec une fiche de 14 victoires et sept défaites, tandis que les Panthères affichent un bilan moins convaincant de 12 victoires et 11 défaites.
Toutefois, l’expérience acquise face à Laval et la fin de saison des Panthères montrent qu’ils sont capables de gagner autrement. Après avoir remporté seulement trois matchs en marquant trois buts ou moins durant la saison régulière, ils ont su défaire les Lavallois dans des duels âprement disputés (2-1 et 3-1).
En récoltant 18 de leurs 23 victoires en marquant cinq buts ou plus, les Panthères ont prouvé qu’ils vivent et meurent par l’offensive. Pourtant, depuis le début des séries, ils ont su resserrer leur jeu et limiter les dégâts en désavantage numérique. Leur indiscipline demeure préoccupante avec 64 minutes de pénalité en quatre matchs, mais leurs unités spéciales font bien : quatre buts en 18 occasions sur l’avantage numérique et seulement deux buts concédés en 14 infériorités numériques.
Jean-Philippe Paré, entraîneur-chef et directeur général est parfaitement conscient des forces de l’adversaire : « C’est une équipe qui a beaucoup de talent, ils sont bien dirigés et ils attaquent beaucoup le filet, on ne peut pas les laisser prendre l’avance par deux et trois buts. Il faut bien partir nos matchs », disait-il en point de presse à la suite de la défaite de samedi.
Trouver les réponses dans la saison régulière?
L’irrégularité a marqué la saison des Panthères. Ils ont démarré en trombe, remportant huit de leurs neuf premiers matchs et atteignant le sommet du classement national junior 3A. Leur attaque flamboyante s’illustrait avec des victoires écrasantes : six de ces huit gains ont été obtenus en marquant au moins cinq buts.
Puis, en octobre, le premier mur. Une série de quatre défaites consécutives, dont trois à l’extérieur, a exposé une faille : sans explosion offensive, l’équipe peinait à gagner. Leur moyenne de buts marqués a chuté de 4,8 à 2,5 par match dans cette période.
Les Panthères ont ensuite rebondi spectaculairement, enchaînant cinq victoires en six matchs entre le 23 octobre et le 8 novembre. Lors de cette période faste, ils ont inscrit 33 buts en trois rencontres seulement (10, 10 et 13 buts !), portés par Tommy Lee Vieira et Frédéric Potvin, auteurs respectivement de neuf et huit buts.
Mais l’euphorie a été de courte durée car entre le 10 novembre et le 15 janvier, ils ont connu leur pire séquence de la saison avec seulement trois victoires en 15 matchs (presque le tiers de la saison!). La défensive s’est effondrée, concédant 88 buts contre 53 marqués, un différentiel désastreux de -35. Leur attaque, autrefois leur force, ne suffisait plus à masquer leurs lacunes défensives.
À partir de janvier, ils ont retrouvé un peu de stabilité, évitant les longues séries de défaites. Ils n’ont jamais enchaîné plus de deux victoires ou de deux revers consécutifs, sauf lors d’une courte séquence de trois gains à la toute fin de la saison. Cette régularité leur a permis d’entrer en séries avec un élan de confiance.
Match de la dernière chance ou tournant décisif?
Si les Panthères veulent prolonger leur saison, ils ont deux choix : ils peuvent rester disciplinés et s’adapter à un adversaire autrement plus redoutable que Laval, fermer le jeu et espérer tenir le coup dans des matchs serrés. Ou ils peuvent miser sur ce qui a fait leur succès cette année et tenter d’ouvrir les valves. Rappelons que leurs deux victoires contre les Braves affichaient des pointages de 10-6 et 7-5.
Mercredi, ce sera peut-être leur dernière chance de forcer un match supplémentaire… ou l’occasion d’égaliser la série face aux champions de la saison régulière.
À eux de prouver qu’ils peuvent déjouer les pronostics, chose certaine, les partisans de Saint-Jérôme seront présents en grand nombre cette semaine soir pour aider leur équipe favorite à renverser la vapeur. « Nos chances sont excellentes, on s’attendait à une longue série et c’est ce qu’on espère aussi. Il va falloir être prêt », Jean-Philippe Paré.
« Nos chances sont excellentes, on s’attendait à une longue série et c’est ce qu’on espère aussi. Il va falloir être prêt lundi ».
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