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NASCAR Canada: Lachapelle complète son baptême de feu au Evirum 100

Photo courtoisie –

Mission accomplie pour Marc-André Lachapelle et son équipe Léveillé Ford lors de l’Evirum 100 à Mirabel.

NASCAR Canada: Lachapelle complète son baptême de feu au Evirum 100

Publié le 29/08/2025

Samedi soir, le Complexe ICAR vibrait pour l’Evirum 100, huitième manche du championnat NASCAR Canada, où Marc-Antoine Camirand a résisté aux attaques d’Andrew Ranger pour s’imposer sous les yeux de milliers de spectateurs.

Pour le pilote local Marc-André Lachapelle, de Saint-Jérôme, la soirée avait un goût particulier. Dans la Chevrolet No 73 Léveillé Ford, il vivait sa toute première course dans la prestigieuse série canadienne. Parti 19ᵉ sur la grille, il a bouclé les 43 tours en 14ᵉ position, franchissant la ligne avec le sentiment d’avoir rempli son mandat.

« De A à Z, c’était une première expérience. On a fait une belle opération, on a appris beaucoup et on a complété tous les tours. L’auto est ronde, on est parfait. Pour une première, le but c’était d’éviter les ennuis. Mission accomplie », confie-t-il.

Une course dense et exigeante

Sous un soleil estival, les 19 meilleurs pilotes du pays se sont affrontés sur l’ancien tarmac de l’aéroport de Mirabel. Andrew Ranger a pris les devants dès le départ, menant les 12 premiers passages avant de céder le leadership à Marc-Antoine Camirand, impérial au volant de la Chevrolet No 96 Paillé Racing. Derrière eux, Alex Tagliani (Chevrolet No 80 St-Hubert / Bet GRW / UPS) s’est solidement installé au troisième rang, talonné par le favori local Kevin Lacroix et le jeune Justin Arseneau.

La course a été ponctuée de neutralisations et de deux drapeaux rouges. Lachapelle, lui, a su garder son sang-froid et éviter les pièges. Une belle gestion pour un baptême où il découvrait non seulement la NASCAR, mais aussi un circuit routier pour la première fois.

« La puissance, c’est fou ! Tu arrives deux fois plus vite qu’avec mes autos habituelles. Mais le plus gros défi, c’est de les arrêter… Ce n’est pas juste de peser sur le frein, il faut vraiment tout donner. Et en plus, je n’avais jamais conduit sur un circuit routier. Je suis habitué à l’ovale, où tu ne touches plus aux vitesses après le départ. Ici, il fallait tout apprendre », raconte Lachapelle.

Un contexte intimidant

Le pilote jérômien a dû apprivoiser l’une des pistes les plus techniques du calendrier. « Tout le monde me l’a dit : ICAR, ce n’est pas une piste facile. Ce n’est pas des zones de vitesse, c’est du pilotage pur », explique-t-il. Malgré son manque d’expérience, il a tenu la cadence des meilleurs sans jamais se mettre en danger.

Son équipe, composée notamment de son cousin Patrick et du propriétaire Donald H., salue sa maîtrise. « Que ce soit pour les commanditaires, pour les gens de NASCAR ou pour l’équipe, c’est une mission accomplie de A à Z », ajoute Lachapelle.

Pendant ce temps, les vétérans se livraient un combat de haut niveau. Camirand s’impose devant Ranger, qui avait signé la pole avec un nouveau record du tour à 1:02.864. Tagliani complète le podium après avoir résisté à Kevin Lacroix, auteur d’une impressionnante remontée depuis l’arrière pour finir 4ᵉ.

Pour Lachapelle, ce premier passage en NASCAR Canada laisse présager de nouvelles opportunités : « Avec ce que j’ai montré, on m’a dit que NASCAR ne peut plus me refuser dans aucune course », dit-il, sourire en coin.