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Le PQ partout dans les Laurentides… mais minoritaire à Québec

Photo Vincent Yergeau – Des partisans du Parti québécois célèbrent les résultats électoraux dans les Laurentides, où la formation a remporté l’ensemble des circonscriptions.

Le PQ partout dans les Laurentides… mais minoritaire à Québec

Publié le 06/10/2026

Alors que les sondages le donnaient vainqueur depuis près d’un an, le Parti québécois a renoué avec la victoire lundi soir, raflant tous les sièges disponibles dans les Laurentides.

Tout ça, quatre ans seulement après avoir frôlé l’extinction en 2022, avec seulement trois députés élus.

Chassé du pouvoir en 2014 après 18 mois de gouvernement minoritaire, le PQ a mis fin lundi soir à une traversée de 12 ans dans l’opposition, la plus longue de son histoire depuis sa fondation en 1968.

La CAQ était la dernière formation à avoir remporté tous les sièges des Laurentides en 2022, ouvrant alors la porte à un deuxième mandat majoritaire avec 90 députés élus. C’était avant que Youri Chassin ne quitte le caucus caquiste pour siéger comme indépendant en 2024.

Il s’agit d’une défaite cruelle pour la Coalition Avenir Québec qui, après un début de campagne encourageant, n’a pas su arrêter sa chute. Pourtant, rarement avait-on vu la région avoir autant de poids au Conseil des ministres que lors du mandat caquiste de 2022-2026.

Un poids considérable au gouvernement

Pendant le mandat, quatre députés des Laurentides ont occupé des fonctions ministérielles de premier plan. Éric Girard, député de Groulx, était ministre des Finances; France-Élaine Duranceau, députée de Bertrand, est passée de l’Habitation à la présidence du Conseil du trésor; Sonia Bélanger, députée de Prévost et ministre responsable des Laurentides, a notamment été ministre déléguée à la Santé avant de devenir ministre de la Santé; alors que Benoit Charette, député de Deux-Montagnes, a successivement occupé des responsabilités à l’Environnement, aux Infrastructures et aux Transports.

À ceux-ci s’ajoutaient Sylvie D’Amours, députée de Mirabel et deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale, ainsi que Mario Laframboise, député de Blainville, qui a notamment été président du caucus gouvernemental, whip en chef du gouvernement et président de la Commission des finances publiques.

Une députation aux expériences variées

La nouvelle députation péquiste des Laurentides ne manque toutefois pas d’expérience. Nadine Le Gal, dans Blainville, a dirigé le Cégep de Saint-Jérôme pendant une décennie; Linda Vaillant, dans Deux-Montagnes, arrive du réseau de la santé où elle a notamment dirigé l’Association des pharmaciens des établissements de santé; l’avocate Marie-Claude Sarrazin, dans Groulx, possède une importante expérience en gouvernance et en marchés publics; alors que Pierre Nantel, dans Argenteuil, connaît déjà les rouages parlementaires pour avoir siégé à Ottawa. À ceux-ci s’ajoutent notamment Anne Nguyen, dans Prévost, spécialiste de l’intelligence artificielle et de la transformation numérique; Audrey Bujold, dans Bellefeuille, infirmière clinicienne et docteure en sciences de la famille; Sandrine Michon, dans Saint-Jérôme, issue de la protection de la jeunesse et du milieu syndical; Alexandre Girard-Duchaine, dans Bertrand, qui possède une expérience politique et en développement économique; Geneviève Couture, dans Mirabel, issue du développement des affaires et du secteur énergétique; et Catherine Drouin, dans Labelle, qui arrive du monde municipal et communautaire. Reste maintenant à voir si cette nouvelle députation obtiendra autant de sièges autour des tables décisionnelles que celle qui l’a précédée.

Cette représentation au sein du prochain gouvernement sera d’autant plus à surveiller que le poids des Laurentides ne devrait pas s’effacer avec le changement de garde à Québec.

Une croissance qui continuera forcément d’exercer une pression sur les infrastructures, le réseau routier, le logement, les écoles et les services de santé. Après avoir occupé une place importante au sein du gouvernement caquiste, les Laurentides auront donc toutes les raisons de surveiller celle que leur réservera maintenant le Parti québécois.

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