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Lion Électrique revient des enfers

Photo Offerte Lion Électrique – Selon la direction générale de Lion Électrique, malgré les erreurs du passé, la relance de l’entreprise reprend graduellement ses activités en vendant 550 autobus depuis mai 2025.

Lion Électrique revient des enfers

Publié le 13/04/2026

Près d’un an après sa reprise par un groupe d’investisseurs québécois pour 6 millions de $, Lion Électrique affiche des signes tangibles de redressement et mise désormais sur une stratégie recentrée et une relance prudente, mais structurée.

À la suite d’une période d’instabilité, la direction de l’entreprise jérômienne a choisi de concentrer ses activités exclusivement sur un créneau précis : les autobus scolaires électriques. Une décision jugée essentielle pour stabiliser les opérations et préserver l’expertise manufacturière locale.

« Nous sommes arrivés après une période de turbulences, alors que les transporteurs étaient inquiets, à juste titre. Nous les avons écoutés, et ce qu’ils nous ont dit a orienté chacune de nos décisions », affirme Luc Sabbatini, président du conseil d’administration par voie de communiqué.

Cette approche axée sur les besoins du terrain marque un changement de cap important pour l’entreprise, qui cherche à regagner la confiance de ses partenaires.

Pour rappel, Lion Électrique avait rencontré de graves difficultés financières et opérationnelles dues à une surestimation de la demande, des coûts élevés de production, des problèmes de qualité et un manque d’expérience de la direction. L’entreprise a frôlé la faillite avec une chute de 99% de son action depuis 2021, passée de 4,7 milliards de dollars en valeur boursière à 6 millions.

Une reprise qui se concrétise sur le plan industriel

Depuis, l’usine de Saint-Jérôme a repris ses activités avec près de 200 employés, et la production est désormais stabilisée, selon l’organisation. Depuis mai dernier, environ 550 autobus ont été vendus, dont plus d’une centaine déjà livrés. Au total, plus de 1 400 autobus scolaires électriques Lion circulent actuellement au Québec, témoignant d’une présence bien ancrée dans le réseau de transport scolaire.

La sécurité des élèves et des chauffeurs est présentée comme une priorité absolue, guidant autant la conception que l’entretien des autobus. L’entreprise mise également sur une amélioration continue de ses produits, alimentée par les retours des utilisateurs sur le terrain et un regard critique sur le service après-vente, reconnu auparavant comme défaillant.

« Les chauffeurs, les mécaniciens et les opérateurs sont les mieux placés pour faire évoluer le produit », souligne la direction par communiqué de presse.

L’électrification comme moteur économique

Au-delà de la relance de l’entreprise, Lion s’inscrit dans une dynamique plus large liée à la transition énergétique. L’électrification du transport scolaire est perçue comme une opportunité à la fois environnementale et économique.

« Il existe un marché réel et durable pour les autobus scolaires électriques au Québec », soutient Luc Sabbatini. « C’est une occasion de conjuguer développement économique, innovation industrielle et responsabilité collective. »