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Trois adolescentes accusées d’une agression armée à Bellfeuille

Photo Marie Pier Lafleur – Trois adolescentes devront comparaître le 9 juin au Tribunal de la jeunesse en lien avec une agression armée survenue près de l’école La Source.

Trois adolescentes accusées d’une agression armée à Bellfeuille

Publié le 18/05/2026

Trois adolescentes de 13 à 15 ans devront comparaître le 9 juin au Tribunal de la jeunesse après l’agression d’une jeune fille presse de l’école La Source, dans le secteur Bellefeuille à Saint-Jérôme.

Un conflit scolaire qui dégénère.

L’altercation est survenue le 30 avril vers 19 h 45 près du parc La Source. Selon le Service de police de Saint-Jérôme, le conflit aurait commencé plus tôt dans la journée près de l’école avant de se poursuivre en soirée lors d’une rencontre entre quatre adolescentes.

C’est un conflit qui a commencé à l’école durant la journée, puis ça s’est terminé en règlement de compte durant la soirée, explique la porte-parole de la police de Saint-Jérôme, Mélissa Bossé.

Les policiers ont été appelés après que des témoins eurent signalé une altercation impliquant plusieurs jeunes. Une ambulance a été dépêchée sur place pour prendre en charge la victime, blessée à la tête.

Une agression filmée

La victime aurait reçu au moins un coup avec un objet décrit comme assez lourd. L’objet exact n’a pas encore été identifié.

La victime croyait savoir de quel objet il s’agissait, mais ce n’est pas tout à fait ça. Il y a des choses à vérifier au niveau des vidéos et des témoins, précise l’agente Bosse.

Des jeunes présents ont filmé la scène et des caméras de surveillance ont aussi capté l’altercation. Les enquêteurs analysent les images, les témoignages et les déclarations des adolescentes.

Les jeunes ayant filmé la scène ne devraient pas faire face à des accusations.

Rien n’indique qu’ils n’ont pas porté assistance. Et même ainsi, il faut de bons motifs pour déposer des accusations en ce sens, souligne la porte-parole.

Libérées sous conditions

La victime a été transportée à l’hôpital, mais sa vie n’a jamais été en danger.

Les trois adolescentes ont été arrêtées puis remises en liberté avec plusieurs conditions, notamment l’interdiction de communiquer avec la victime ou de fréquenter certains lieux qu’elle fréquente. Ces conditions s’appliquent aussi à l’école, que les quatre adolescentes fréquentent.

Elles peuvent aller à la cafétéria, mais elles doivent s’organiser pour manger loin de la victime, illustre l’agente Bosse.

L’établissement scolaire a été informé afin d’assurer le respect des mesures imposées.

Comparution le 9 juin

Les adolescentes doivent comparaître le 9 juin à 9 h 15 au Tribunal de la jeunesse, au palais de justice de Saint-Jérôme. Des accusations d’agression armée devraient alors être déposées.

L’enquête se poursuit afin de déterminer précisément le rôle de chacune des adolescentes impliquées.

Une violence en hausse chez les jeunes

Selon le Service de police de Saint-Jérôme, ce dossier s’inscrit dans une hausse des événements violents impliquant des jeunes observées depuis la pandémie.

Depuis la fin de la pandémie, la recrudescence de violence entre les jeunes est très importante. Malgré la sensibilisation, c’est même inquiétant, affirme Melissa Bosse.

La police souligne que plusieurs conflits se déplacent désormais à l’extérieur des écoles et peuvent être amplifiés par les réseaux sociaux, ce qui représente un défi croissant pour les milieux scolaires et policiers.